
Je vous invite à voir & revoir la septième partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 06/08/2007 .
Le 5 Juillet 1962 arriva enfin, et avec lui, l’indépendance chèrement payée. Ma petite Vespa 400 rendit l’âme,
victime de la surcharge supportée lors des nombreuses processions opérées à travers la ville.
Au début du mois de septembre me parvenait une correspondance datée du 30 Août 1962, émise par le Ministère français de l’Education Nationale, (document encore en ma possession) Direction du personnel et ayant pour objet "le rattachement du personnel en fonction en Algérie avant le 1 Juillet 1962 " . Cette lettre me laissait le choix entre deux formules : soit continuer à enseigner en Algérie dans le cadre d’un protocole d’accord récemment conclu (coopération ) soit rejoindre mon poste de rattachement dans le département du Cher, en France. Le choix était –il possible en pareilles circonstances ! Je considérai la correspondance comme " nulle et non avenue " et je décidai de rester dans mon pays pour éduquer des enfants bien de chez nous.
L’Algérie était confronté à de nombreux défis et celui de l’écoleenseignants français, le Ministère de l’Education fit appel aux d’inspecteurs, les plus jeunes pour former un corps de conseillers pédagogiques. Pour l’ensiegnement, il recruta massivement jusqu’à accepter les personnes pourvues du seul certificat d’études.On les appela moniteurs ou T.P.R. C’est à dire recrutés à titre précaire et révocable. Pour ma part, j’entamai ma cinquième année d’enseignement au niveau du collège. Un collégue Acheuk –Youcef Abdelouaheb ayant décidé de suivre le stage de formation des futures conseillers pédagogiques, m’en parla et m’accompagna à l’Académie de Constantine où je devais faire acte de candidature en vue de la même promotion. L' Académie de Constantine avait eu la chance d’avoir pour premier responsable M. Abdelkader Ben Mohamed, un ancien du lycée Franco- Musulman, parfait bilingue et poète à ses heures, un homme aux grandes vertus morales et humaines. n’en était pas le moindre. Pour pallier le départ massif des quelques instituteurs algériens se trouvant dans le circuit : Les plus anciens pour assurer les fonctions
Ma candidature acceptée, nous partîmes à Alger où devait se retrouver la deuxième promotion des conseillers pédagogiques. Je fus classé parmi les bilingues et notre stage, se déroulant à l’Ecole Normale de Bouzaréah, durera une dizaine de jours. Lors de la rentrée scolaire suivante, les affectations arrivèrent et je fus mis à la disposition de l’inspection d’académie pour un poste rural. Finalement, c’est au niveau de la circonscription de Constantine 5 que je me suis retrouvé, comme francisant avec comme collègues, un inspecteur et un autre conseiller pédagogique. Notre circonscription couvrait, en plus de quelques écoles à Constantine, toute la zone rurale allant de Zighout Youcef (Condé Smendou) à Skikda.
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