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Géovisite

Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 00:06

 


 

 

 

  Je vous invite à voir & revoir la huitième partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 13/08/2007

 


Suite
II- Ma carrière professionnelle
-  A Constantine

 






 

Le travail, quoique éreintant, était passionnant. Le personnel placé sous notre coupe était composé dans sa presque totalité  d'instructeurs, titulaires du brevet et de moniteurs ne possédant que le Certificat d'Etudes. Ces derniers devaient suivre des cours par correspondance de culture générale notamment en langue et en mathématiques et étaient soumis à des contrôles périodiques d'évaluation pour les faire parvenir au niveau trois, terme de la formation. Ils devaient suivre aussi des chantiers culturels d'été qui se déroulaient généralement dans des lycées se trouvant dans des villes du littoral. Mais la principale formation était d'ordre pédagogique. Nobobstant les nombreuses visites dans les écoles, les enseigants étaient convoqués à des réunions pédagogiques hebdomadaires. Une discipline( langage, lecture, calcul, sciences, géographie etc...) était choisie et après un exposé sur les objectifs et les méthodes d'enseignement de cette matière, deux leçons étaient programmées : l'une, appelée leçon d'essai était présentée par un enseignant débutant, l'autre, leçon modéle par un chevronné sous les yeux de tout le personnel concerné. Un débat général puis des recommandations étaient mises en exergue en guise de conclusion. Ainsi fut relevée, à bouts de bras, l'école algérienne, post-indépendance.

Les efforts fournis, aussi bien par les encadreurs que les encadrés étaient titanesques. Parmi ces derniers, je me souviendrai toujours de deux ex-moniteurs, l'un, Mohamed Kerroui, que Dieu ait son âme, exerçait à l'école mixte de Aint-Zouit, près de Skikda, l'autre dont je n'arrive pas à retrouver le nom, mémoire traîtesse, appelons le  Mr X, enseignant dans la daira d'Ain-M'lila. J'avai connu Mr Kerroui, tout à fait au début de ma fonction de conseiller padgogique. Il était adjoint, en compagnie de trois autres enseigants et montrait déja beaucoup de zéle dans l'exercice de son travail. Je l'ai  retrouvé, bien plus tard, comme directeur de la même école.

Lors de la préparation des examens scolaires, il était à la fois l'enseigant et le pére, collectait lui-même  les documents nécessaires à la constitution des dossiers, ramenait ces derniers au niveau de l'Académie, affrétait un moyen de transport le jourd de l'rexamen pour accompagner ses éléves et les résultats étaient presque toujours du cent pour cent d'admission. Au niveau de sa classe, en plus de la préparation minutieuse de ses leçons à ses élèves dans le monde rurl où ils vivaient. Je crois lui avoir fait l'un de me deux meilleurs rapports d'inspectionb de toute ma carrière. Dieu ne lui a pas permis de goûter au repos après un si noble  travail. Il décéda deux ou trois semainesaprès sa mise à la retraite. Qu'un hommage solennel lui soit rendu aujourd'hui et que, Dieu le tout Puissant, le récompense demain, de tout le bien qu'il a fait. J'ai les larmes aux yeux en écrivant ces lignes. L'autre, Mr X, commençait à prendre de l'âge et, menacé de radiation contenué dans l'appelation T.P.R. devait subir examen de titularisation. Il s'en sortit d'ailleurs fort bien. Mais, peu convaincu par l'éfficacité de ses leçons, il attendit avec impatience, la sentence qui devait lui être communiquée. Après l'annonce du succés intensément ému, ilne savait même plus parler. Il  me dit, le resect seul l'emêcant de me sauter au cou:"Merci Monsieur, Merci Moncieur, Merci fort beaucoup!"

Ces deux exemples, parmi tant d'autres, relatent , ô combien, la foi et le sens du devoir qui animaient nos enseignants juste après notre indépendance.



  "Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a, au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, Zélée et bien remplie, exercé successivemet les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres du colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après-indépendance mais aussi le ressentimentetl'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe,il pourfend la bîtise et l'infamie et glorifie le génie et le sens del'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été témoins de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtiéme siècle. Son autobiographie,agréable à lire, recéle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personalité".
Safir


  • A mon ami....(Safir) et sa famille
    Le film de ma vie, avec mes remerciments pour l'idée qu'il m' a soufflée et la parution de mon histoire sur son blog "srigina".
    Affectueuses pensées.

    Mr Belhadj-Mostefa


 


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Par safir - Publié dans : Cap - Communauté : DZBLOG.COM
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