
Je vous invite à voir & revoir la 11 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 037/09/2007
...C'est à ce moment-là qu'intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement la séparation avec mes amis de la " la six ".Une
page venait d'être tourné dans ma vie
( Mai 68
)
Je rejoinis le centre de préparation vers la mi-janvier, avec quelques semaines de retard sur mes collégues.Ma Premiére tache fut de me metrtre à jour
concernant les cours dispensés en mon abscence. Ce ne fut pas chose aisée mais mon désir de me mettre au niveau de mes collégues m'aida à surmonter mon handicap.Le rythme de
travail qui nous était imposé était assez contraignant: cours, exposés, préparation personnelle de ces cerniers, visites d'inspection et rédaction des rappports. Il nous
était même arrivé d'assisseter à des conférences organisées à l'interntion des étudiants de l'université d'Alger quand le théme proposé avait des liens avec notre
prépration.
Par ailleurs, logeant chez mon frère au Télemly, j'utilisais, ma voiture pour rejoindre le lycée Pasteur. Mais l'importance du trafic routier et les nombreux
bouchons me faisaient presque toujours arriver en retard à mes cours et com!plémtement énervé. Je pris alors la décision de laisser la voiture au garage et d'utiliser le moyen
le plus naturel de l'homme, la marche. Quelques mois passérent et nous commencions , mes colloégues et mois à nous adapter à notre situation et notre rythme de
travail.
Vers la fin du mois d'avril, les ministéres de l'éducation algérien et français se mirent d'accord pour nous faire profiter d'un stage en France avec la visite d'établissements
scolaires, de bureaux d'inspections, d'écoles normales etc...Notre départ était prévu pour le début du mois de mai. Mais ce mois de mai 68, mémorable encore aujourd'hui dans les
esprits allait bouleverser la vie politique, sociale et universitaire française. Une contestation estudiantine partie de l'université de Nanterre allait faire tâche d'huile et
paralyser toute la France. Notre départ, devenue aléatoire, eut quand même lieu. Notre avion devait rallier directement Paris- Orly. Mais les aiguilleurs du ciel en grève
décidèrent autrement. Nous fûmes obligés d'atterrir pour une escale à Généve avant de poursuivre jusqu'à Bruxelles. Là, un bus nous attendait pour nous ramener jusqu'à Paris.
Nous avions douze heures de retard: trois heures du matin au lieu de quinze heures de l'après- midi. Nos chambres étaient heureusement reservées à l'hôtel des Ecoles,
aujourd'hui disparu en plein quartier latin sur le boulvard Saint-Michel ou 'Boul Mich' pour les familiers.
Le lendemain matin, nous devions être reçus par des respnsables du Ministére de l'éducation français. Mais de peur d'être taxés de briseurs de grève, ces derniers n'osèrent pas
nous recevoir dans leurs bureaux mais à l'interieur des cafés. Il n'était plus question ni de stages ni de visites. Nous prîmes rendez- vous pour des rencontres périodiques, au
gré de l'évolution de la situation. Oisifs, nous passions notre temps à déambuler dans les rues de Paris. Il fallait, cependant,réintegrer le quartier latin, avant la tombée de
la nuit car, dés le crépuscule, l'atmosphére commençait à chauffer.
D'abord festive, la température ne cessait d'augmenter jusqu'à devenir torride . Les
deux camps étaient face à face: les CRS d'un côté, les étudiants de l'autre . Les échauffourées étaient nombreuses, les pavés des rues enlevés etservant de proojectiles, les
grilles du Musée de Cluny arrachées, les vitrines des magasins brisées etc...Un jour, il nous arriva, à mon camarade et moi, un mésaventure. Ayant tardé à rejoindre le quartier
latin avant le début des hostilités, nous nous sommes vus interdire le passage, d'abord par les CRS, sous le prétexte que l'autre camps pourrait nous prendre pour des
provocateurs, nous dûmes, dans la nuit, faire un détour de plusieurs kilométres. Arrivés devant le groupe des étudiants, ceux-ci invoquêrent le même prétexte, passer la nuit à
la belle étoille. Paris était pris: moyens de transport paralysés, banques et édifices publics fermés, les ordures jonchant le sol, ramassées seulement, de temps en temps par
des Noires ou des arabes.
Derniers Commentaires