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Géovisite

Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 00:05

 

 

 

  Je vous invite à voir & revoir la 11 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 037/09/2007

 


Suite
II- Ma carrière professionnelle
-  A Constantine

 



...C'est à ce moment-là qu'intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement la séparation avec mes amis de la " la six ".Une page venait d'être tourné dans ma vie

La suite

( Mai 68 )

 

 

Je rejoinis le centre de préparation vers la mi-janvier, avec quelques semaines de retard sur mes collégues.Ma Premiére tache fut de me metrtre à jour concernant les cours dispensés en mon abscence. Ce ne fut pas chose aisée mais mon désir de me mettre au niveau de mes collégues m'aida à surmonter mon handicap.Le rythme de travail qui nous était imposé était assez contraignant: cours,  exposés, préparation personnelle de ces cerniers, visites d'inspection et rédaction des rappports. Il nous était même arrivé d'assisseter à des conférences organisées à l'interntion des étudiants de l'université d'Alger quand le théme proposé avait des liens avec notre prépration.
Par ailleurs, logeant chez mon  frère au Télemly, j'utilisais, ma  voiture pour rejoindre le lycée Pasteur. Mais l'importance du trafic routier et les nombreux bouchons me faisaient presque toujours arriver en retard à mes cours et com!plémtement énervé. Je pris alors la décision de laisser la voiture au garage et d'utiliser le moyen le plus naturel de l'homme, la marche. Quelques mois passérent et nous commencions , mes colloégues et mois à nous adapter à notre situation et  notre rythme de travail.

Vers la fin du mois d'avril, les ministéres de l'éducation algérien et français se mirent d'accord pour nous faire profiter d'un stage en France avec la visite d'établissements scolaires, de bureaux d'inspections, d'écoles normales etc...Notre départ était prévu pour le début du mois de mai. Mais ce mois de mai 68, mémorable encore aujourd'hui dans les esprits allait bouleverser la vie politique, sociale et universitaire française. Une contestation estudiantine partie de l'université de Nanterre allait faire tâche d'huile et paralyser toute la France. Notre départ, devenue aléatoire, eut quand même lieu. Notre avion devait rallier directement Paris- Orly. Mais les aiguilleurs du ciel en grève décidèrent autrement. Nous fûmes obligés d'atterrir pour une escale à Généve avant de poursuivre jusqu'à Bruxelles. Là, un bus nous attendait pour nous ramener jusqu'à Paris. Nous avions douze heures de retard: trois heures du matin au lieu de quinze heures de l'après- midi. Nos chambres étaient heureusement  reservées à l'hôtel des Ecoles, aujourd'hui disparu en plein quartier latin sur le boulvard Saint-Michel ou 'Boul Mich' pour les familiers.
Le lendemain matin, nous devions être reçus par des respnsables du Ministére de l'éducation français. Mais de peur d'être taxés de briseurs de grève, ces derniers n'osèrent pas nous recevoir dans leurs bureaux mais à l'interieur des cafés. Il n'était plus question ni de stages ni de visites. Nous prîmes rendez- vous pour des rencontres périodiques, au gré de l'évolution de la situation. Oisifs, nous passions notre temps à déambuler dans les rues de Paris. Il fallait, cependant,réintegrer le quartier latin, avant la tombée de la nuit car, dés le crépuscule, l'atmosphére commençait à chauffer.
D'abord festive, la température ne cessait d'augmenter jusqu'à  devenir torride . Les deux camps étaient face à face: les CRS d'un côté, les étudiants de l'autre . Les échauffourées étaient nombreuses, les pavés des rues enlevés etservant de proojectiles, les grilles du Musée de Cluny arrachées, les vitrines des magasins brisées etc...Un jour, il nous arriva, à mon camarade et moi, un mésaventure. Ayant tardé à rejoindre le quartier latin avant le début des hostilités, nous nous sommes vus interdire le passage, d'abord par les CRS, sous le prétexte que l'autre camps pourrait nous prendre pour des provocateurs, nous dûmes, dans la nuit, faire un détour de plusieurs kilométres. Arrivés devant le groupe des étudiants, ceux-ci invoquêrent le même prétexte, passer la nuit à la belle étoille. Paris était pris: moyens de transport paralysés, banques et édifices publics fermés, les ordures jonchant le sol, ramassées seulement, de temps en temps par des Noires ou des arabes.

J'aime Paris au mois de mai dit la chansson. C'est vrai que la ville de Paris est belle au mois de mai, mais en ce mois de mai-ci, elle était loin d'être la coquette
 Mai 58,Mai 68, dix ans après j'avais encore rendez vous avec De Gaulle.Le général, au sommet de la contestation, avait fini par déclarer:" Réformes, oui, chienlit, non !". Les linguistiques se ruérent alors sur leurs dictionnaires pour retrouver le sens de ce mot "Chienlit". Si peu
usité dans la langue française. L'hebdomadaire humoriste" Le  canard enchainè", ne ratant pas l'occasion, avait décoré ses deux canetons des expressions suivantes" Le Général chi-en-li..." ou Le Chao-Tsé-Toung". Le général y laissa quelques galons.
N'entrevoyant  aucune évolution de la situation , nos responsables décidèrent notre rapatriement mais au lieu d'emprunter l'aéroport d'Orly, nous embarquâmes de Beauvais, un aéroport militaire, je crois.
La nuit venait de tomber lorsque nous débarquâmes à Alger. En ville, et pour rejoindre le logement de mon frère au Télemly, je décidai de prendre le trolley,à la sortie du tunnel des facultés. Lorsque celui-ci arriva, i y eut une petite bousculade, chacun voulait rentrer plus tôt chez lui. Une fois à bord, une européenne, croyant être vingt ou trente années en arrière, ne tarissait pas d'éloges malveillants à l'égard de ceux que ne lui avaient pas fait place nette. Ne pouvant me retenir et lui montrant ma valise, je lui dis :" Madame, je reviens de chez vous à l'instant, ne m'obligez pas à vous dire ce que j'ai laissé la-bas". Et le silence retomba dans le trolley.
Revenons à Alger, nous reprîmes notre préparation au lycée........

La suite la semaine prochaine :
 Monsieur Sid-Ahmed Ghozal PDG de Sonatrah (devenu Ministre puis Premier Ministre ) chez les futurs inspecteurs et la visite des champs pétroliers dans le sud.

 

 



  "Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a, au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, Zélée et bien remplie, exercé successivemet les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres du colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après-indépendance mais aussi le ressentimentetl'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe,il pourfend la bîtise et l'infamie et glorifie le génie et le sens del'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été témoins de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtiéme siècle. Son autobiographie,agréable à lire, recéle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personalité".
Safir


  • A mon ami....(Safir) et sa famille
    Le film de ma vie, avec mes remerciments pour l'idée qu'il m' a soufflée et la parution de mon histoire sur son blog "srigina".
    Affectueuses pensées.

    Mr Belhadj-Mostefa


 


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Par safir - Publié dans : Cap - Communauté : DZBLOG.COM
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