Lundi 05 Mai 2008


Par  Mr Belhadj-Mostepha Abdelmalek


Mes loisirs
Le Scoutisme (1)



Au début de ces pages, j'ai écrit que pour briser la chape du quotidien stressant dans lequel nous vivions, mon père avait eu la lumineuse idée de nous inscrire, mon frère et moi, dans le mouvement scout. Je devais avoir six ou sept ans e le local que nous devions fréquenter n'était pas très loin de chez nous : à peu près à deux cents mètres de la maison, à la hauteur du siège du journal l'ex" Dépêche de Constantine", aujourd'hui utilisé par le quotidien " An-Nasr". Nous fumes accueillis cordialement, et très vite, nous intégrâmes dans le groupe. En fonction de mon âge, je fus admis comme" louveteau", dans une sizaine, composée de sic éléments d'où son nom, et quatre à six sizaines formaient
 " la meute". Notre chef de meute s'appelait Kaddour Bentchikou. Nos activités se réduisaient à une ou deux réunions par semaine et au cours de ces rencontres, on apprenait quelques exercices manuels, à ranger le coin de la sizaine,  assimiler quelques articles de  la  loi  scoute dont celui de ne  pas  mentir: " la parole du scout mérite confiance", à nous habituer à la réalisation de  la " B.A", la bonne action quotidienne etc...On participait également à des sorties d'une journée dans des lieux pas très éloignés de la ville, notament à " la cuvette", petite clairière située derrière la  gare ferroviaire (Constantine.N.D.R.L) et bordée d'une petite forêt de pins. Des concours étaient aussi organisés au sein de la meute, entre les sizaines, pour créer les stimuli nécessaires à une bonne  et  saine émulation. Le  flair-play était inculqué dés cet âge précoce et  devait être  nourri tout au long de la vie du scout.  Mais le seul souvenir précis qui me reste de mon passage au sein  de la meute, jusque vers l'âge de douze ans fut un camp, sorte de colonie de vacances que nos chefs avaient organisés à Bugeaud, sur les hauteurs, aujourd'hui Seraidi, prés de la ville d'Annaba. Ce fut notre première rencontre avec la Mer  Méditerranée . Nous fûmes subjugués pas ses eaux turquoises et nos  baignades furent toujours de grands moments de plaisir



Les photos du fondateur du scoutisme Lord Baden Powell( 1907) à gauche et le fondateur des scouts musulmans algériens Mohamed Bouras en 1935 à droite. 


Note du Webmaster

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.

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