Lundi 21 Janvier 2008
Par  Mr Belhadj-Mosteepha Abdelmalek

Note du Webmaster :
Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.

Le Webmaster


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Le Wali Aoued Benabdallah

 

Puis ce fut la coupure. Une nouvelle organisation administrative intervint. Les divisions furent remplacées par des directions de wilaya et le ministère de la culture disparut de l'organigramme du gouvernement. Les centres culturels furent placés sous la tutelle de la direction de la jeunesse et des sports, mon personnel rattaché à d'autres secteurs: éducation, jeunesse et sport, agriculture. Je me retrouvais tout seul, en position de chômage technique. Je me gardais que la grande salle ou était réuni le fonds  culturel que j'avais amassé, les autres locaux servant de siège à la daïra de skikda( sous-préfecture. N.DR.L). Cette période fut assez pénible pour moi à cause de la rupture qui intervenait après une intense activité, à cause de la déperdition des efforts que j'avais fournis pour organiser le secteur de la culture dans la wilaya. Tant d'efforts anéantis, tant d'espoirs évanouis, tant de projets abandonnés, tant de foi et d'enthousiasme réfrènes pour déboucher sur une inaction paralysante. Au milieu de mes objets dans la grande salle, j'en étais réduit aux rêveries, non pas de promeneur de Rousseau mais du penseur solitaire. Je revoyais défiler devant mes yeux les scènes sur les planches du théâtre municipal lors des festivals, les expositions des tableaux de peinture des sculptures, les soirées du festival de cinéma de Collo, les défilés costumes le long de la rue Didouche Mourad et les représentations données au théâtre romain par des troupes étrangères venues à skikda dans le cadre d'un contrat entre le groupe d'Alger Nedjma et l'office communal du tourisme, etc..etc.. Cela dura environ une année. Entre temps, la direction de l'éducation avait demandé et obtenu de la wilaya qu'on met fin à mon détachement. Elle m'avait alors réintégré en son sein et m'avait même effet sur un poste d'inspecteur sans même m'avoir consulté, cette affectation  resta lettre morte. Un matin de l'année 1992, deux appels téléphonique parvinrent à la maison l'un émanait de la direction de l'éducation, l'autre de la wilaya. L'après-midi même, je me rendis à cette dernière et fus introduit auprès du chef de cabinet qui, tout de go , me dit: "ou étiez-vous" on  vous à cherché de partout! Il me fit savoir que le Wali ( Gouverneur de province en Belgique ou Préfet en France N.D.R.L) désirait me voir, mais comme il était en réunion, je devais repasser après cinq heures.

 

 

A l'heur convenue, je fus présenter à Mr Aoued Benabdallah qui m'accueillit avec beaucoup d'égards puis me demanda de lui dresser un tableau succinct du secteur de la culture tes que je l'avait laissé. A la fin de l'entrevue il sollicita, pour le lendemain, un état plus détaillé, notamment des institutions culturelles. Ce qui fut fait-il m'informa alors qu'il m'investissait de sa confiance et de toute sa considération et que je devais reprendre mon travail. De la confiance et de la considération, il n'en fallait pas plus pour que je reprenne mon bâton de pélerin. Oublié l'année passée à "me ronger les freins". Depuis ce jour, je fus appelé directeur de la culture et considéré comme tel à travers toute la wilaya bien que la direction n'existât pas officiellement.(Dans la photo, on voit le wali au centre avec les lunettes et le webmaster avec des lunettes aussi premier à partir de la droite. Mr Belhadj entre les deux et derrière des enfants. C'était l'année 1992 : le concours national de l'enfant et l'environnement )

Seul, sans bureaux, sans personnel, sans moyens, j'étais toute la direction. Les contacts avec Mr le Wali se faisaient soit directement à travers de courtes intervues, soit par communications téléphoniques. Tous mes déplacements notamment hors de Skikda,j'utilisais soit mon véhicule personnel soit l'un de ceux de la wilaya. L'encouragement venu de haut galvanisa le secteur de la jeunesse qui se remit à activer de plus belle et le mouvement associatif fut conforté dans son engagement. De nombreuses manifestations furent alors programmées: parmi celle-ci,  et à l'approche du moi de Ramadan, nonobostant d'autres activités, le quatrième art allait retenir toute mon attention. Je pris contact avec les directeurs successifs du théâtre régional de Constantine qui étaient mes amis Hadj-smain puis Salim Merabia, que dieu ait son âme et avec les comédiens dont je connaissais plusieurs pur commander la présentation de quelques pièces de leur répertoire.

 

 

Jeme rendis également à Alger ou je pus obtenir l'accord des comédien Omar Guendouz et Sonia pour venir évoluer sur les planches de notre théâtre lorsque Sonia arriva en plein moi de Ramadan, je la conviais chez moi avec ses deux collègues  accessoiristes pour rompre le jeune. Elle fit alors la connaissance de ma petite famille, femme et enfants qui l'accueillirent avec beaucoup de respect et d'amabilité. Après un dîner très apprécie et un café bien garni le sens de l'hospitalité cher aux Algériens oblige, je la ramenai au théâtre, où la présentation  de son monologue "Fatma" valut un triomphé de la part d'un public skikdi connaisseur. Quant à Omar Guendouz, un vétéran des planches, son art consommé de la comédie enchanta les spectateurs.

Pendant ce mois de Ramadan, et parallèlement aux activités se déroulant au théâtre, les deux centres culturels de Skikda contribuèrent aussi à animer les soirées des visiteurs. Au centre Aissat idir, dirigé par Mr Said Zenir, un ancien de Bordj-el-kifan, plusieurs manifestations étaient programmées: soirées musicales, projection de films, club du jeudi englobant diverses activités, exposition organisées par la section scoute du centre etc… Le centre Ahcène Chebli, géré de main de maître par Mr Farid Boukahla, homme de culture et musicien chevronné présentait de son coté des défilés de modes ou rivalisaient plusieurs couturières de la ville avec des robes traditionnelles ou modernes, un hommage aux vieux musiciens et aux vieux chanteurs de la ville qui prouvèrent qu'ils avaient encore de bonnes cordes vocales, des exposition d'arts plastiques et différents concours de jeux d'échecs, de belote et concours de coiffure qui vit défiler quelques-unes des plus belles têtes de la ville.

Des soirées musicales étaient également organisés à Collo, Azzaba et El-harrouch tandis que le centre culturel de la ville animait les veillées de Ramadane-Djamel (Saint Charles. N.D.R.L).

 

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.....et les autres
J'ai demandé l'année passée à Monsieur Belhadj-Mostepha Abdlmalik un petit article pour le blog de Srigina, il a préféré rédiger ses mémoires. Mes relations avec lui date de la fin des années 1980 et je vous dis franchement que personnellement j'ai appris beaucoup de choses en mettant en ligne
Son autobiographie .
Je lance un appel aux femmes et hommes de Skikda pour qu'ils fassent de même.

Safir

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srigina

Pseudo: safirCatégorie: Tout et rienDescription:
Portrait de Skikda (ex Thapsa-Rusicadia-Philippeville) la mer et les choses de la vie en général.
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El Bar Amar
" On ne connaît rien de plus sublime que le torrentiel Ras el mehna, ce texte allégorique si admirablement chanté par El Bar Amar - la meilleure version jamais enregistrée"
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Un poete
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