Le Webmaster
Par ailleurs, et compte tenu du la richesse et de la variété du patrimoine artisanal de la wilaya,
j'eus l'idée de créer un fonds culturel et j'amassai dans une grande salle des objets en vannerie fabriqués par un artisan de KerKera( photo prise par mes soins à Kerkera. Le webmaster) : des corbeilles, un fauteil, une glace, un oiseau et une dépoussiéreuse; des coffrets à bijoux et des cadres utilisant des coquillages exécutés par Mr Younes, Que Dieu ait son âme; des services à café et à eau , des vases ,des bougeoirs, des cendriers, des cruches et un service à épices fabriqués par potier d'Ain-Kercha; du macramé : un rideau , un lustre, trois poste-pots et des décorateurs de coin, des tableaux de peinture réalisés lors des différents concours et six petits tableaux en pyrogravure achetés à l'artiste Mohamed Bboudjema, Que Dieu ait son âme. Ce fonds culturel devait être utilisé lors des expositions ou des différents échanges inter-wilayas. Le cinéma et la télévision furent également à l'honneur: invité à participer à un festival international de cinéma amateur, notre jeune cinéaste Abderrazak Belabed fut envoyé à Bruxelles pour montrer son travail et représenter la wilaya.
Les réalisateurs de l'antenne de Constantine de l'E.N.T.V ( Télévision algérienne) s'intéressèrent à notre contrée: Mr Mohamed Hazourli me contacta et me fit part de son désir d'inclure notre wilaya dans le scénario de son documentaire :" El-Djisr-el-Kabir" le Grand pont, regroupent des chanteurs algériens et même Lybiens. Parmi les nôtres, il y avait Hakim Salhi ,Mohamed Rachedi, Hamdi Bennani etc…
Lors de tournage , il y ent des représentations sur sur la place de SKIKDA et une sortie en mer au cours de laquelle j'eus l'occasion de rappeler quelques épisodes de l'histoire de la ville et notamment l'évolution du nom de Skikda depuis l'événement des Phéniciens, les présences romaine et Française à nos jours: les Phéniciens, grands navigateurs et commerçants fondèrent le comptoir d'Astora ,devenu aujourd'hui Stora, port de plaisance et coin de villégiature des Skikdis en période estivale. Pour guider les bateaux , un grand feu était allumé sur le mont Bouabbaz qui surplonde la mer. Il était appelé "Ras-IKada" traduction littérale : le tête du feu. Avec les Romains ce nom devint Rusicade et les Français, en hommage à leur souverain Louis Philippe donnèrent à la ville le nom de Philippeville qu'elle garda jusqu'à l'indépendance pour redevenir Skikda, par référence à Rusicade.
Informé par son collègue des conditions d'accueil et de tournage, le réalisateur Ali Aissaoui manifesta le souhaite de prendre Skikda et Constantine pour théâtre de son émission télévisée "El-Gamra", la lune( Photo prise en 1990. Elle regroupe les chanteurs qui ont participé à l'émission de télévision "El-Gamra" . Je ne sais pas si Mr Belhadj-Mostepha l'a vu ou non, je la montre en précisant qu'il est assis 3 éme à partir de la gauche. Le webmaster est assis le premier à partir de la gauche. Le webmaster).
Ses prises de vue déroulaient tantôt au Djebel-Ouahch de Constantine, tantôt à Stora par temps de pleine lune. Nous eûmes l'occasion de découvrir alors la jeune chanteuse Yamina à la voix si mélodieuse, le musicologue Noubli Fadel qui composa le générique de l'émission et surtout un vieux paysan qui, gestes à l'appui, expliquait quelques éléments de météorologie traditionnel en fonction de la position du croissant lunaire: bonne ou mauvaise pluviométrie à l'adresse des agriculteurs. A Skikda, l'on eut droit à des sorties en mer, à des chansons se rapportant à la lune, des explications du "Commondant" concernant la pêche durant cette période, une évocation des premiers pas sur l'astre effectuées par Niel Arùstrong
que j'observais à lors en colonie de vacances à Chetaibi (ex Herbillon N.D.RL ) et enfin une soirée animée par un orchestre constinois de musique andalouse juste à l'entrée du tunnel donnant sur
Ali Aissaoui utilisa également l'hôtel Es-Salam et la plage Ben-M'hidi( ex Jeanne d'arc.N.D.R.L) à Skikda pour tourner un épisode de son feuilleton désopilant "Aissa Story". Ces deux dernière opérations eurent lieu en 1990, année qui vit également le déroulement de plusieurs manifestations: un concours de jeux d'échec, le huitième, festival du théâtre amateur, la commémoration de la journée international de l'environnement, un chantier d'informatique à l'occasion du 20 Août, la présentation de films par le cinébus et des activités culturelles pour rappeler la date du déclenchement de notre révolution.































