Lundi 17 Décembre 2007



M.Abdelmalek - Belhadj - Mostafa( à droite ) lors d'une interview que j'ai donné au correspondant du quotidien "Alger républicain". C'était en 1992 au théâtre municipal de Skikda
. Mes relations professionnelles et associatives avec Mr Belhadj  remontent à 1986 .


Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
safir

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CULTURE

Les bibliothèques ne furent pas non plus oubliées et les jeunes animateurs initiés à leur gestion. En plus des dotations successives opérées durant les années 88.89 et 90 à la suite  d'achats, une prise de contact avec un responsable au niveau de la bibliothèque nationale d'Alger nous fit récupérer un millier de livres. A ma demande, un camion fut affrété par la wilaya et nous pûmes ainsi les ramener à Skikda, avant de les répartir à travers les centres. Le service de la culture, lui même, ne fut pas en reste et une bibliothèque de prés de deux cents livres fut mise à la disposition de mes subordonnés, incités par moi –même à la lecture.

Ces différentes dispositions favorisèrent  sensiblement l'éveil du secteur de la culture. Mon activité initiale, alors que je m'occupais encore d'éducation, m'avait fait connaître quelque peu les potentialités existantes, mais il fallait les réactiver, Pour dresser un fichier des artistes dans les différentes disciplines, je décidai d’organiser des  concours et de les doter de prix symboliques mais cependant attractifs. Ainsi les jeunes et les moins jeunes, garçons et filles, les groupes musicaux, les écoles, furent invités  à participer à ces concours dans les disciplines suivantes : chant choral, opérette, danse folklorique, musique chaabi, moderne, andalouse, théâtrale amateur et pour enfants, poésie classique et populaire, arts plastiques, sculpture et enfin jeux d'échecs. Une  grande émulation intervint et nous eûmes droit à une forte participation. Pour chacune de cas spécialités, un jury compétent et impartial fut mis en place et les retombées de cette opération dépassèrent nos espérances. La formule fut également ouverte aux centres culturels pour jauger et stimuler leur animation. D'autres concours furent encore organisés en 1989 et en 1990 notamment en art dramatique, arts plastiques et jeux d'échecs. Cette revue d'effectifs nous permit d'avoir une idée assez précise des potentialités artistiques de la wilaya et au niveau de chaque commune. Il nous incombait maintenant, de chercher les voies et moyens pour créer une animation, régulière et suffisamment dense, de la ville de SKIKDA et des autres cités. Une fois cette animation créée, amener d'une manière assidue les institutions culturelles .L'opération des concours nous avait permis de relever le grand engouement du public Skikdi, notamment  pour le théâtre et la musique dans tous ses rythmes. Il suffisait alors de fidéliser ce public et l'orienter aussi vers d'autres styles artistiques ,en somme ,créer chez lui des habitudes :habitude d'aller visiter une salle d'exposition ,habitude d'aller écouter  une conférence selon un  programme préétabli et connu à l'avance ,habitude d'aller écouter une déclamation  de poèmes ,etc. Les années 1987 et en 88 n'avaient permis   d'asseoir les bases de l'activité culturelle à travers la wilaya. 1989 allait connaître l'épanouissement de cette activité. 

Monsieur Belhadj-Mostepha le 2ème à droite entouré de Madame Salesse native de Skikda et qui a quitté l'Algérie dans les années 1990 et la directrice du centre culturel français à Skikda. Je suis au milieu avec mon fils ainé. C'était à la fin des années 80 et le debut des années 90 au centre culturel H'Sen Chebel à Skikda. L'occasion: Journée internationale de l'envrronnement.



Chaque lundi Srigina publie avec plaisir les mémoires de Mr  Belhadj-Mostepha et espére que d'autres personnalités qui ont marqué cette ville font de même.

Safir

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Pseudo: safirCatégorie: Tout et rienDescription:
Portrait de Skikda (ex Thapsa-Rusicadia-Philippeville), de la mer et des choses de la vie en général.
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