Lundi 03 Décembre 2007




M.Abdelmalek Belhadj - Mostafa dans mon bureau corrigeant les premières parties de ses mémores publiées dans srigina .
 Dimanche 28 octobre 2007 à 11h00


Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
safir

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; (IX); (X); (XI); (XII); (XIII); (XIV). ( (XV) ); (XVI);

 

(XVII); (XVIII)  

(XIX)

(XX)

(XXI) 


(XXII)
(XXIII)
II- Ma carrière professionnelle
-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   . secteur de la culture

Mais mon activité au niveau du secteur de la culture ne me fit pas oublier mes devoirs envers celui de l'éducation.

Avec mes collègues directeurs d'écoles, nous continuions notre cycle d'inspections, de titularisation, de réunions pédagogiques etc. Les deux conseillers pédagogiques affectés à la circonscription poursuivaient leur travail de formation du personnel stagiaire et les fins d'années scolaires étaient l'occasion de réjouissances bien méritées.

Mr Bentouati, directeur d'éducation fut muté vers une autre wilaya et son poste devenait vacant. Un jour Monsieur Haddad, déjà cité, passa devant la Villa qu'occupait mon beau-frère à Ben-M'hidi( Jeanne d'arc NDR), en bord de mer. Etant également ami de ce beau- frère, il s'arrêta pour nous saluer sur la terrasse de la villa puis me dit "Malik le poste est vacant, il te revient de droit, tu devrais le demander" Avec un sourire, je lui  répondis que j'avais  les reins fragiles et que je ne souhaitais pas participer à la course!

Les vacances scolaires terminées, ce fut Monsieur Hamani, sous-directeur en fonction au niveau de la direction qui fut promu à ce poste. Je dois avouer que je ne m'étais pas intéressé ni à l'organisation ni au travail accompli par la nouvelle équipe en place. Je me contentais de gérer les affaires dont j'avais la responsabilité directe, d'autant que mon esprit était aussi, requis par mes activités extra pédagogiques.

Un jour, cependant, Mr Beldi vint me voir dans mon bureau. Il était sous directeur avec Mr Hamani et me proposa alors d'intégrer leur équipe au niveau de la direction, pour m'occuper du secteur de la formation. Je refusai net. Mais il revint tant et tant à la charge qu'il finit par me convaincre. Je rejoignais donc, pour la deuxième fois, les services de l'académie. J'avais déjà une idée du travail qui m'attendait: l'institut technologique de l'éducation était sous ma coupe. A chaque rentrée scolaire, il fallait organiser les examens de recrutement pour  les différents  corps, instituteurs et professeurs d'enseignement fondamental et pour ces derniers les différentes matières. Avant la proclamation  des résultats, il fallait tenir compte de l'origine géographique des candidats pour les affecter sur  des postes appelés " personnalisés"  de sorte que l'on ne se retrouve pas avec d'un coté, des admis sans poste de chute, et de l'autre, des postes vacants. Le cas des demoiselles ne facilitait pas la tache car elles ne pouvaient être affectées, à la sortie, dans des établissements trop éloignés de chez elles.

Le travail de formation des inspecteurs était également placé sous ma responsabilité contrôle de calendriers des réunions pédagogiques, de leurs contenus, listes des personnes mises en stage d'initiation, contrôle des rapports d'activité de formation chaque fin de trimestre, les professeurs de l'enseignement secondaire et même leurs chefs d'établissement étaient aussi concernés par les opération de formation celle ci étaient placées sous l'égide des inspecteurs de l'éducation et de la formation. Mais ces derniers ne résidaient pas à skikda. Ils se contentaient d'envoyer leurs calendriers et il fallait, alors, prévoir non seulement leur propre hébergement mais aussi choisir les lieux de réunion, convoquer le personnel intéresse et penser à   toute la logistique idoine. Enfin, et pour couronner tout ce travail, les stages de longue durée organisés pendant les différentes vacances scolaires, même en été avec tout ce qu'ils comportaient comme organisation pédagogique et aussi matérielle.

Des ma prise de fonction comme sous-directeur de la formation, j'installai mes services dans les locaux de mon ancienne inspection. Mais, très vite, je me suis retrouvé à l'étroit fort heureusement, la construction du nouvel institut de technologie de l'éducation venait d'être terminée son transfert vers la nouvelle bâtisse libérait  l'ex-école Saint-Paul qui avait été nationalisée auparavant  et qui avait été transformée, depuis en I.T.E. Je fus, d'ailleurs, embrigadé pour y donner des cours de psychologie et de pédagogie aux jeunes stagiaires. La vacance des locaux vint à point nommé pour régler mon problème d'exiguïté. Je retapai les lieux, améliorai leur  fonctionnalité, installai le chauffage etc.

Pour permettre à mes subordonnes de travailler dans des conditions satisfaisantes. J'aménageai quelques classes en salle de réunion pour pouvoir abriter sur place les stages ou autres réunions pédagogiques. Mais je me trouvais éloigné de la direction de l'éducation et ne retrouvais mes collègues que lors des réunions de coordination. Un jour, le gardien vint me prévenir qu'il avait, à la porte, des Français qui avaient demandé à me voir. J'avais tout de suite compris qu'il s'agissait d'ex-élèves de l'école Saint-Paul, en visite à Skikda, et qui désiraient, revoir leurs classes et se remémorer des souvenirs d'enfance. Je descendis donc vers eux, les accueillai gentiment et les accompagnai  durant tout leur pèlerinage. A la fin, tout heureux, ils se confondirent en vifs remerciements et en gratitude.

Au niveau de la direction de l'éducation, les affaires semblaient marcher convenablement, chaque sou- directeur essayant d'agir avec le plus d'efficacité dans sous- secteur. Mais un changement intervint: Mr Hamani était affecté à Sétif et Mr Filalai, ex. directeur à Guelma le remplaça. Cependant, il n'eut aucune modification dans la composante humaine gérant la structure. Après une prise de contact avec Mr Filali que, personnellement, je connaissais déjà, chaque sous- directeur poursuivit son activité, avec pour seul souci, un maximum d'efficacité- une bonne entente régnait au sein de l'équipe.

Au bout de quelques années, soit en 1985, une décision  du gouvernement allait transformer le système des directions de la wilaya et les regrouper en divisions. Celle qui concernait notre secteur s'appelait: division de la valorisation des ressources humaines ou D.V.R.H.

En plus des services habituels de l'éducation, on lui adjoignait les secteurs de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports et enfin de la culture.

Cette éventualité de changement ne m'agréait pas beaucoup et je songeai, fortement, une nouvelle fois, à  reprendre mon poste d'inspecteur pour y terminer ma carrière professionnelle. Mais Mr Filali avait une autre idée en tète: me garder au niveau du secteur de l'éducation pour me confier le poste de sous-directeur des effectifs que devait quitter son titulaire, Mr Daia, à la fin de l'année, ayant été nommé directeur de C.E.M à El-Kala- instruit par mon expérience initiale au niveau de la direction et craignant d'éventuels dépassement, je refusai catégoriquement la proposition de Mr FilAli, remettant à plus tard, son information au sujet de mon souhait de réintégration de la circonscription. Le lendemain de cette proposition et de mon refus, Mr Filali me téléphona pour me demander de passer à son bureau. Je le rejoignis et dés que nous fûmes seuls, il me dit : ‘’ agissons en hommes responsables !...Je suis chargé par Mr le Wali de vous proposer le poste de chef service de la culture. Après quelques instants d’hésitation et de réflexion, et ne pouvant dire ’’non’’ une deuxième fois, j’acceptai la proposition. Une nouvelle page venait d’être tournée dans ma carrière.

La suite le lundi prochain

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" On ne connaît rien de plus sublime que le torrentiel Ras el mehna, ce texte allégorique si admirablement chanté par El Bar Amar - la meilleure version jamais enregistrée"
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