Le palais du gouvernement après les attentats du mercredi 11 avril 2007
Photo www.cyberpresse.ca
Les menaces terroristes de ces dernières semaines n’ont pas été prises au sérieux. Les attentats de Reghaïa, Boumerdès ont visiblement préparé ceux d’Alger. Il est inconcevable, inadmissible et choquant de revivre le cauchemar des années 1990. Le cœur administratif et politique d’Alger a été atteint. Les Algérois renouent avec la terreur, de la manière la plus brutale. Le terrorisme frappe indistinctement les militaires, les étudiants, les policiers, les bébés, les mères, les fonctionnaires de l’Etat, pour marquer les esprits, perpétuer l’incertitude… et faire régner le doute. Faut-il céder à la peur, à la panique ? Les Algériens ont su résister, dans les années 90, à la machine de guerre du terrorisme islamiste avec héroïsme et une extraordinaire abnégation. Ils sont en mesure de le faire à nouveau. Le terrorisme ne leur fait pas peur. Il a été pratiqué, vécu, combattu et vaincu… Ils craignent, par contre, le renoncement, la faiblesse, les compromissions de ceux chargés de faire sortir l’Algérie de la crise. Il est temps pour l’Etat algérien, au risque de plonger le pays dans une grave crise politique et morale, de déterminer, une fois pour toutes, une politique claire d’éradication du terrorisme. La politique de la main tendue a ses limites. Nous le vivons. Il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact désastreux des attentats d’hier sur l’état de l’opinion algérienne. Les Algériens ont besoin, aujourd’hui, plus que jamais d’un Etat fort, qui combatte le terrorisme avec fermeté. Cette lutte doit être implacable. Les Algériens sont également dans l’obligation de bâtir une union nationale contre le terrorisme. Les groupes politiques et sociaux doivent s’unir, indépendamment de leur position partisane… Mais pour s’unir, les pouvoirs publics sont tenus de fixer le cap ; construire la démocratie, faire reculer les pratiques autoritaires, hâter les réformes économiques pour favoriser la croissance et le plein emploi et éradiquer la corruption. Un Etat fort est celui qui réussit à établir une relation basée sur la confiance. Mais les Algériens doutent… L’Algérie donne la nette impression de naviguer à vue. Le discours politique est flou ; et même un peu trop absent, lorsqu’il s’agit de rassurer les Algériens à propos de leur sécurité et sur l’avenir de leurs enfants, alors que les caisses de l’Etat sont pleines. Le marasme et l’immobilisme ambiant servent fondamentalement l’islamisme politique, ses relais militaires. L’Algérie ne peut plus se permettre de tourner en rond continuellement. Il faut trancher. Le pays a besoin d’un sursaut. La « turbulence » terroriste cherche à s’implanter, à nouveau, dans la capitale ! C’est un danger capital pour le pays. Il n’y a plus de temps à perdre…
Commentaires
Je t'envoie toute mon amité Safir !!
Que peut on faire pour arrêter le terrorisme cette guerre moderne. Je pense à toi Safir et à tous tes compatriotes. Bon courage.
Il faut dire aussi que la misère et l'exclusion y sont pour beaucoup dans la persistance de ce fléau.
Que Dieu guide nos pas et nous protège
Bonsoir Safir,
Des évènements bien tristes ! Comment arrêter cette folie meurtrière ?
J'espère que les autorités sauront trouver une parade à cette menace qui concerne de très nombreux pays dont la France !
Amitiés en te souhaitant un bon week-end,
Christian
Bonjour, Safir, je viens de regarder ton blog qui est d'une grande richesse, et me donne très envie de connaître mieux ton pays. J'ai voyagé dans les oasis quand j'ai vécu en Tunisie et au Maroc, mais ce n'est qu'une petite partie de cet immense pays.
je ne comprends pas cette histoire de lien qui ne marche pas et je vais remédier à cela! Amitiés. jane
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C'est un véritable cauchemard pour les algériens.
Inutile de te dire que mes pensées sont vers toi et ce pays depuis hier.
Courage à vous tous.