Lundi 28 Avril 2008

Photo prise quelques heures après l'événement.
En 2003 le même endroit était le théâtre d'un déraillement avec incendie

Un convoi de transport des hydrocarbures composé de 12 wagons-citernes, 10 pleins d’essence et les deux autres de gas-oil, a déraillé hier dimanche 27 février 2008 à 15h49 près du lieu dit Pont des Cavaliers, à 3 km de Ramdane- Djamel, au sud de Skikda.  Deux wagons-citernes du convoi se sont renversés et l’un d’eux  contenait 60 000 L d’essence. Un cordon de sécurité est mis en place par la protection civile et les agents de la sécurité ferroviaire.  Le wali de Skikda, le Directeur des transports, les éléments de la protection civile et les responsables de la région de Constantine de la SNTF se sont déplacés sur place et suivent l'évolution de l'opération de l'évacuation et la réouverture de la ligne ferroviaire qui lie l'est au centre et au sud est. 



Lundi 28 Avril 2008


Par  Mr Belhadj-Mostepha Abdelmalek


Suite et fin de la partie CULTURE
L'hymne à la foi

La direction de l'éducation, de laquelle je dépendais administrativement et en l'absence d'installation des directions de la culture au niveau des wilayas, s'était empressée d'adresser mon dossier à la caisse nationale de retraite. Bien que je continuai à activer pour la wilaya, notamment à l'occasion du festival du malouf, j'étais officiellement à la retraite dès le 1 septembre 1994. Fin décembre, je cessais effectivement mes activités.
Sitôt les pieds dehors, l'oubli me compta parmi les siens, mais cela ne m'affecta point. Cependant, je pense que dans une contrée qui accuse un énorme déficit en matière de management, il est désolant de constater marginalisation de siècles d'expérience et de savoir.
Mais l'oubli officiel ne fut pas général. En date du 1 juin de l'année 2000, une correspondance de l'ambassade d'Italie à Alger m'invitait, avec ma dame, à la commémoration de la journée nationale italienne. Etant en voyage à l'étranger, je ne pus assister à cette commémoration, ce dont je m'excusais à mon retour. Le six septembre 2000, une autre invitation, émanant de la même ambassade à l'occasion du départ définitif de son Excellence l'Ambassadeur Antonio Armellini et da dame (Photo. Son excellence est actuellement ambassadeur au Liban. N.D.R.L) "prient M.Mustapha Belhadj et Mme de leur faire l'honneur de venir à un réception à la résidence". Plus tard encore, en décembre 2003, me trouvant à Alger chez ma fille Fatiha, je décidai de rendre une visite de courtoisie à L'Institut Culturel Italien. Je fus accueilli par des embrassades, des éloges et les présentations au nouveau responsable de l'institut. A l'occasion de la fin de la présidence italienne au niveau de l'union européenne, une soirée de gala était organisée au théâtre nationale Mahieddine Bachtarzi.
Un ensemble de musique classique, venu spécialement de Rome anima la soirée, de haute tenue qui fut suivie d'une collation ponctuée par les autographes du chef d'orchestre. Nous assistâmes ma fille et moi à ce mémorable événement grâce aux invitations remises gracieusement par le nouvel attaché culturel de l'ambassade
La fin de l'année 1994 concide donc avec la cessation de mes activités. Quarante années de service, quarante ans durant lesquels l'enthousiasme et la foi, chers à mon ami Hacéne Benrab furent les files conducteurs de mon travail. La foi  soulève les montagnes, dit-on. Que de défis relevés. Avec une école algérienne post-indépendance exsangue après le départ des enseignants français et la proposition faite aux quelques instituteurs algériens de rejoindre un poste de rattachement en France, avec un secteur de la culture au bord du néant! Que d'écoles visitées, que d'enseignants formés, que de kilomètres parcourus, parfois au détriment de mes obligations familiales." On va t'accrocher une médaille" me disait-on. Il n'y a pas eu de médaille. L'administration algérienne n'avait pas rétabli la récompense des palmes académiques, accordées autrefois aux plus méritants. Ma palme à moi, c'est le sentiment du devoir accompli, du devoir fait et bien fait, du moins du mieux que je pus. Aujourd'hui encore, alors que les forces déclinent, que le souffle s'épuise, que l'enthousiasme s'amenuise, la fois, elle, est toujours là, vivace, malgré toute. Beethoven avait composé, en son temps "l'Hymne à la joie"  devenue aujourd'hui symbole de l'Union Européenne, moi je voudrais sacraliser un" Hymne à la foi " au sens laic du terme. Cette foi, il faut pouvoir la transférer, puisque au fond, toute la vie est basée sur cette notion du transfert freudien, transfert de biens, transfert d'idées, transfert de savoir...,d'un individu à un autre, d'une génération à une autre, mais pas d'une manière dogmatique , souvent peu efficace mais par la vertu de l'exemple, par la culture de l'exemple à la jeunesse qui, de toutes les façons, aura demain la charge des affaires. La jeunesse de notre pays est une pâte, malléable qui a, maintes fois, démontrée sa maturité. Il suffit de rencontrer des jeunes à l'occasion d'inauguration, d'expositions ou d'autres manifestations culturelles pour constater  cette maturité. Mais encore faut-il que la société adulte, et notamment ceux qui ont la charge de leur encadrement, leur manifestent la considération nécessaire à leur désir d'asseoir une personnalité naissante, accordent l'intérêt aux besoins liés à leur âge et les orientent vers des objectifs capables de les transcender.
Dans un exposé sur la situation de la culture dans la wilaya de Skikda, présenté le 26.9.1993 devant les autorités exécutives de wilaya, je disais en conclusion: "Malgré les potentialités existantes et les manifestations organisées ça et là, le secteur de la culture est loin de jouer son rôle dans la décrispation des esprits et l'élévation du niveau de réflexion de la population. L'individu est devenu un "tube digestif ambulant" et l'indigence ambiante n'est pas faite pour changer les données du problème. Pourtant, la situation n'est pas irréversible: les résultats obtenus durant  ces deux années, notamment dans la ville de Skikda montrent à l'évidence que la volonté et l'engagement de quelques individus et quelques moyens matériels suffisent pour redonner l'espoir. C'est en direction de la jeunesse que nos efforts devront être orientés. C'est une évidence de dire que la situation que vit notre pays est la conséquence logique du vide culturel et de l'absence de prise en charge des besoins de notre jeunesse qui constitue 75% de la population. Notre pays sera, demain, ce que nous aurons fait de notre jeunesse aujourd'hui". 1993....20007, ces remarques sont toujours d'actualité!




La  semaine  prochaine:  Mes  loisirs
 

 Je vous propose d'écouter Hymne à la joie

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srigina

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Portrait de Skikda (ex Thapsa-Rusicadia-Philippeville) la mer et les choses de la vie en général.
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Bienvenue Fait par Rima

Bonnes vacances au bord de la mer. Durant cet été, Srigina vouz propose d'écouter plusieurs chanteurs algériens. Dans un premier temps, je vous propose Salim Hlali. Il est né à Annaba( Bone )le 30 juillet 1920 d'un modeste famille de boulangers originaire de Souk-Ahras. Il est décédé le 4 juillet 2005 à Nice en France  Ecouter Salim El Hlali
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La Wilaya de Mascara organise une semaine culturelle à Skikda du 19 au 25 juillet 2008

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