
La dernière photo du président chilien Salvador Allende Coiffé d’un casque lourd et de quelques fidèles qui l’entourent. Le dernier cliché du président chilien dans le palais présidentiel " la Moneda "
(Pinochet et ses amis ). Pour avoir une idée sur cette photo considérée comme la photo de presse de l’année 1973 , je vous prie de cliquer sur: Document

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II- Ma carrière professionnelle- A Constantine
La visite des patrons de l'enseignement français et du pétrole algérien
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II- Ma carrière professionnelle- A Constantine
...C'est à ce moment-là qu'intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement la séparation avec mes amis de la " la six ".Une page venait d'être tourné dans ma vie
( Mai 68 )
Je rejoinis le centre de préparation vers la mi-janvier, avec quelques semaines de retard sur mes collégues.Ma Premiére tache fut de me metrtre à jour concernant les cours dispensés en mon abscence. Ce ne fut pas chose aisée mais mon désir de me mettre au niveau de mes collégues m'aida à surmonter mon handicap.Le rythme de travail qui nous était imposé était assez contraignant: cours, exposés, préparation personnelle de ces cerniers, visites d'inspection et rédaction des rappports. Il nous était même arrivé d'assisseter à des conférences organisées à l'interntion des étudiants de l'université d'Alger quand le théme proposé avait des liens avec notre prépration.
Par ailleurs, logeant chez mon frère au Télemly, j'utilisais, ma voiture pour rejoindre le lycée Pasteur. Mais l'importance du trafic routier et les nombreux bouchons me faisaient presque toujours arriver en retard à mes cours et com!plémtement énervé. Je pris alors la décision de laisser la voiture au garage et d'utiliser le moyen le plus naturel de l'homme, la marche. Quelques mois passérent et nous commencions , mes colloégues et mois à nous adapter à notre situation et notre rythme de travail.
Vers la fin du mois d'avril, les ministéres de l'éducation algérien et français se mirent d'accord pour nous faire profiter d'un stage en France avec la visite d'établissements scolaires, de bureaux d'inspections, d'écoles normales etc...Notre départ était prévu pour le début du mois de mai. Mais ce mois de mai 68, mémorable encore aujourd'hui dans les esprits allait bouleverser la vie politique, sociale et universitaire française. Une contestation estudiantine partie de l'université de Nanterre allait faire tâche d'huile et paralyser toute la France. Notre départ, devenue aléatoire, eut quand même lieu. Notre avion devait rallier directement Paris- Orly. Mais les aiguilleurs du ciel en grève décidèrent autrement. Nous fûmes obligés d'atterrir pour une escale à Généve avant de poursuivre jusqu'à Bruxelles. Là, un bus nous attendait pour nous ramener jusqu'à Paris. Nous avions douze heures de retard: trois heures du matin au lieu de quinze heures de l'après- midi. Nos chambres étaient heureusement reservées à l'hôtel des Ecoles, aujourd'hui disparu en plein quartier latin sur le boulvard Saint-Michel ou 'Boul Mich' pour les familiers.
Le lendemain matin, nous devions être reçus par des respnsables du Ministére de l'éducation français. Mais de peur d'être taxés de briseurs de grève, ces derniers n'osèrent pas nous recevoir dans leurs bureaux mais à l'interieur des cafés. Il n'était plus question ni de stages ni de visites. Nous prîmes rendez- vous pour des rencontres périodiques, au gré de l'évolution de la situation. Oisifs, nous passions notre temps à déambuler dans les rues de Paris. Il fallait, cependant,réintegrer le quartier latin, avant la tombée de la nuit car, dés le crépuscule, l'atmosphére commençait à chauffer.
D'abord festive, la température ne cessait d'augmenter jusqu'à devenir torride . Les deux camps étaient face à face: les CRS d'un côté, les étudiants de l'autre . Les échauffourées étaient nombreuses, les pavés des rues enlevés etservant de proojectiles, les grilles du Musée de Cluny arrachées, les vitrines des magasins brisées etc...Un jour, il nous arriva, à mon camarade et moi, un mésaventure. Ayant tardé à rejoindre le quartier latin avant le début des hostilités, nous nous sommes vus interdire le passage, d'abord par les CRS, sous le prétexte que l'autre camps pourrait nous prendre pour des provocateurs, nous dûmes, dans la nuit, faire un détour de plusieurs kilométres. Arrivés devant le groupe des étudiants, ceux-ci invoquêrent le même prétexte, passer la nuit à la belle étoille. Paris était pris: moyens de transport paralysés, banques et édifices publics fermés, les ordures jonchant le sol, ramassées seulement, de temps en temps par des Noires ou des arabes.
Mai 58,Mai 68, dix

ans après j'avais encore rendez vous avec De
Gaulle.Le général, au sommet de la contestation, avait fini par déclarer:" Réformes, oui, chienlit, non !". Les linguistiques se ruérent alors sur leurs dictionnaires pour retrouver le sens de ce mot "Chienlit". Si peu
Le canard enchainè", ne ratant pas l'occasion, avait décoré ses deux canetons des expressions suivantes" Le Général chi-en-li..." ou Le Chao-Tsé-Toung". Le général y laissa quelques galons.N'entrevoyant aucune évolution de la situation , nos responsables décidèrent notre rapatriement mais au lieu d'emprunter l'aéroport d'Orly, nous embarquâmes de Beauvais, un aéroport militaire, je crois.
La nuit venait de tomber lorsque nous débarquâmes à Alger. En ville, et pour rejoindre le logement de mon frère au Télemly, je décidai de prendre le trolley,à la sortie du tunnel des facultés. Lorsque celui-ci arriva, i y eut une petite bousculade, chacun voulait rentrer plus tôt chez lui. Une fois à bord, une européenne, croyant être vingt ou trente années en arrière, ne tarissait pas d'éloges malveillants à l'égard de ceux que ne lui avaient pas fait place nette. Ne pouvant me retenir et lui montrant ma valise, je lui dis :" Madame, je reviens de chez vous à l'instant, ne m'obligez pas à vous dire ce que j'ai laissé la-bas". Et le silence retomba dans le trolley.
Revenons à Alger, nous reprîmes notre préparation au lycée........
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Mohamed Edris Senoussi :Dernier Roi de la Libye. Il est d'origine algérienne
( Mostaganem - Algérie ).
J'aime pas engager mon blog dans la politique surtout régionale ou internationale, mais à l'occasion du 1 septembre qui concide avec le coup d'état en Libye en 1969 organisé par les officiers libres ( terme utilisé par le pouvoir en place ), j'ai voulu surtout pour les lecteurs arabes qui ont souffert des coups d'état au nom du nationalisme arabe et la cause centrale de cette nation , c'est à dire la Palestine , pour revenir à notre histoire et comparer les régimes monarchiques qui étaient très en avance en terme de démocratie et des droits de l'homme avec les régimes militaires, qui ont détruit l'homme et la patrie.
Le Roi libyen a instauré un régime parlementaire en promulguant une constitution en 1951 donnant le pouvoir au parlement ( l'assemblée et le sénat ) avec une séparation nette des pouvoirs .La Libye a vecu une période stable avec des institutions qui fonctionnaient selon la constitution .La Libye a défendu les causes arabes dont la révolution algérienne sans démagogie.
Enfin, le jour du coups d'état , le Roi était dans un hopital en Turquie pour des soins. En apprenant la nouvelle, il a demandé de ne plus financer ses soins par le trésor libyen en disant maintenant je ne suis plus roi.Réfugié en Egypte , il est mort en 1983 et enterré en Arabie Saoudite (Médina) à sa demande.Ce Roi , a vecu pour Dieu et la Patrie en toute simplicité et je laisse les lecteurs de faire la comparaison avec son successeur.

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- A Constantine
........Je reçus ma lettre à Skikda, et pour moi il ajouta, à la main : mes affectueuses pensées, et les regrets d'une séparation qui sonna les glas des belles années d'enthousiasme et de foi........
(La séparation)
Oui! Enthousiasme et foi ont été les guides de notre action commune. Qu'elles furent courtes mes années passées à la "six" .Elles ne furent que trois, mais elles furent assurément, les plus belles années de ma carrière. Que mes Amis en soient vivement remerciés, même à titre posthume concernant Chaab Belhocine.
A l'origine de la séparation qui devait être effective dés le mois de janvier 68, il y avait l'examen du CAIP-DEN (Certificat d'aptitude à l'inspection primaire et à la direction des écoles normales ) institué par le Ministère de l'Education dés 1966 pour constituer un corps d'inspection. L'examen était scindé en deux parties : la première, de culture générale, la deuxième professionnelle. Je décidai de m'inscrire à la première partie et ma préparation devait se faire parallélement à mon travail de conseiller pédagogique. Ce n'était pas facile à assumer, à tel point que , me sentant fatigué, je décidai d'aller consulter un médecin à l'hopital. Ce fut un Bulgare qui m'ausculta et, à la fin de ses investigations me dit :" Monsieur, vous êtes surmenagé ".Revenu auprés de mes amis, je leur racontai l'événement et ce fut un moment d'hilarité à propos du mot surmenagé .
Les épreuves de la premiére partie du CAIP-DEN consistaient en une dissertation sur un sujet d'ordre général et une explication de texte tirée au sort parmi les quatre oeuvres qui étaient au programme :" Le pére Goriot" de Balzac, "Aurélia" de G. de Nerval, "Le nouvel esprit scientifique" de G. Bachelard et les écrivains algériens d'expression française (Dib, Mameri, Feraoun, Kateb Yacine, Jean Sénac, Malek Haddad, etc...).
Après quelques mois d'une péparation forcée, la date de l'examen arriva et je me rendis à Alger pour y subir les épreuves de la premiére Partie.En dissertation, je ne me souviens pas du théme autour duquel tournait le sujet, mais je pense avoir fait un travail convenalble. Arriva l'épreuve d'explication de texte. Ma main tira un poéme de Jean Sénac
et aprés un court moment de préparation, je me présentai devant le jury. Mais le texte était d'une simplicité telle qu'il me dérouta. Dans le poême un des vers disait: " Sur le rivage un enfant ramassait des coquillages". Par delà cette scéne, j'imaginai une symbolique d'antériorité de comparai les coquillages à quelques vestiges archélogiques. " Non monsieur, me dit un des examinateurs, le poète voulait simplement dire que sur le rivage, un enfant ramassait des coquillages". Au moment de la préparation, j'avais appréhendé le poéme sous un certain angle et la réalité était autre. Le reste de l'épreuve fut une suite de contradictions et malgré ma bonne dissertation, je fus ajourné.Dépité, je rentrai chez mon frére qui habitait prés du Palais du peuple (C'est une résidence officielle de la présidence de la République -webmaster-) et me mis à composer à mon tour un poème que j'intitulai " Que dire ", Que dire...Que dire..Que dire...Que dire, enfin d'un enfant qui sur le rivage , ramassait des coquillages". Je me souviendrai longtemps de ce vers et de cette image.
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage avait écrit Boileau
dans son Epître. Ne me décourageant pas, je me remis au travail pour une autre année, moins pénible et moins stressante. Le résultat ne se fit pas attendre et je parvenai à décrocher, enfin, la paremiére partie de mon examen.La deuxiéme professionnelle, comportait des cours de pédagogie, de psychologie, de législation scolaire, d'étude du milieu et des épreuves pratiques d'inspection d'enseignants et chefs d'établissements. Pour parvenir à une préparation idoine des candidats, le Centre National de préparation au CAIP-DEN avait demandé et obtenu du Ministére de l'Education leur mise en position de détachement pour une année scolaire, les cours devant se dérouler au Lycée Pasteur à Alger. Mais je ne pus rejoindre les collégues à la date avec mes amis de la " fixée par le Centre. Ma femme était enceinte et devait accoucher de jumeaux. Je sollicitai alors l'autorisation du directeur du Centre, Monsieur Djidjelli Mohamed qui fut, à Constantine, un de mes professeurs, l'autorisation donc d'intégrer le groupe quelques semaines plus tard. Ma femme choisit, non pas elle mais Dieu, le jour de mon départ pour accoucher dans la nuit, par un temps de neige. Mes deux enfants Moncef et Ahlem nés comme mois un jour de neige . L'autorisation obtenue, j'attendis que ma femme aille un peu mieux pour quitter Constantine car toute la famille devait partir avec moi sur Alger et eménager chez mon frére. C'est à ce moment-là qu'intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement la séparation "la six ".Une page venait d'être tourné dans ma vie
Photos
A gauche Jean Sénac
été 1951 photo T. Saulnier
Coll. bibl. de l'Alcazar, Marseille
A droite Nicolas Boileau
Portrait: École Française, XVIIe siècle
(Versailles))
La suite le lundi prochain avec un stage à Paris :c'était mai 68



Fait par Rima
Pas de violence, c'est les vacances Brice de Nice
Bonnes vacances au bord de la mer. Durant cet été, Srigina vouz propose d'écouter plusieurs chanteurs algériens. Dans un premier temps, je vous propose Salim Hlali. Il est né à Annaba( Bone )le 30 juillet 1920 d'un modeste famille de boulangers originaire de Souk-Ahras. Il est décédé le 4 juillet 2005 à Nice en France