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Mardi 11 Septembre 2007



La dernière photo du président chilien Salvador Allende
Coiffé d’un casque lourd et de quelques fidèles qui l’entourent. Le dernier cliché du président chilien dans le palais présidentiel " la Moneda "










C'est une image que je n'oublie jamais tant que je suis en vie . J'étais jeune, mais je suivais les événements en Chilli et surtout le courage et la volonté d'un Président élu démocratiquement de faire face à la tyrannie
(Pinochet et ses amis ). Pour avoir une idée sur cette photo considérée comme la photo de presse de l’année 1973 , je vous prie de cliquer sur:  Document


Lundi 10 Septembre 2007

 M.Abdelmalek Belhadj - Mostapha continue de publier ses mémoires dans  srigina.
Durant sa carrière professionnelle, M Belhadj- Mostepha a occupé les fonctions d'inspecteur de français, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture de la wilaya ( Département )
Safir

Pour suivre  les parties précédentes cliquez sur:

 (I); (II)(III) ; (IV) ; (V) ; (VI); (VII); (VIII) ; (IX); (X); (XI)

II- Ma carrière professionnelle
-  A Constantine


Suite

Aujourd'hui :
La visite des patrons de l'enseignement  français et du pétrole algérien

Revenons à Alger, nous reprîmes notre préparation au lycée Pasteur. Nous reçumes la visite de Monsieur Rouchette, Inspecteur général de l'enseignement en France et initiateur de la réforme du même nom, venu nous expliquer le pourquoi de cette réforme : après évaluation à la fin du cycle primaire, l'administration s'aperçut qu'il y avait un énorme hiatus entre ce que les élèves étaient censés savoir et ce qu'ils savaient effectivement. Après l'analyse des programmes, l'on constata la trop grande primauté de l'écrit sur l'oral, d'où l'introduction de cette réforme. Ainsi furent élaborées les nombreuses batteries d'exercices structuraux.
Nous reçumes également la visite de Monsieur Sid-Ahmed Ghozali, alors  PDG de Sontrach, venu nous exposer la politique pétrolière de l'ALgérie. Au moment de partir, il nous promet une belle surprise pour l'été si proche. Cette surprise, consistait en un voyage organisé, tous frais payés, à travers les sites de la société en Algérie. Au départ d'Alger, nous pûmes visiter Arzew et son complexe pétrochimqique, Tiaret et son hara où gambadaient de magnifiques chevaux, Hassi-R'mel, Hassi- Messaoud et sa base de vie : restaurant qui n'avait rien à envier aux restaurants parisiens, cinéma avec changement de programme tous les deux jours, piscine, bienvenue pour moi, ZOO, chalets climatisés etc....On avait oublié qu'on était en plein désert . Puis nous remontâmes vers le nord : Ouargla, Biskra, Batna en passant par le magnifique balcon du Roufi et les majestueux paysages qui changeaient au gré des visages du bus qui nous transportait.
Pour obtenir les grosses photos,
Nikon Coolpix SQ, 3.2 mégapixels
Vue panoramique (3 photos assemblées) du balcon de Roufi
Enfin, nous voilà à Constantine où je quittai mes collègues se dirigeant vers Alger, fin du périple. Dans ma ville natale, les vacances scolaires n'étaient pas de tous repos pour moi : satisfaction des charges familiales d'une part, préparation de mon examen, d'autre part. Heureusement, la rencontre des amis et des collègues, les visites familiales et quelques promenades effectuées au Djebel Ouahch ou au Méridj, venaient, de temps à autre, égayer le train- train quotidien.

Notes :
 Sid Ahmed Ghozali ( petite photo à droite ) est ancien  Patron de la société algérienne du pétrole (Sonatrach), ministre de l'énergie ,ministre des Affaires étrangères (1989-1991) et ancien Premier ministre algérien (1991-1992).
Les photos illustrant les événements sont proposées par le webmaster sauf celle de l'auteur.

Lundi 03 Septembre 2007
 M.Abdelmalek Belhadj - Mostapha continue de publier ses mémoires dans  srigina.
Durant sa carrière professionnelle, M Belhadj- Mostepha a occupé les fonctions d'inspecteur de français, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture de la wilaya ( Département )
Safir


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II- Ma carrière professionnelle
-  A Constantine

...C'est à ce moment-là qu'intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement la séparation avec mes amis de la " la six ".Une page venait d'être tourné dans ma vie

La suite

( Mai 68 )

Je rejoinis le centre de préparation vers la mi-janvier, avec quelques semaines de retard sur mes collégues.Ma Premiére tache fut de me metrtre à jour concernant les cours dispensés en mon abscence. Ce ne fut pas chose aisée mais mon désir de me mettre au niveau de mes collégues m'aida à surmonter mon handicap.Le rythme de travail qui nous était imposé était assez contraignant: cours,  exposés, préparation personnelle de ces cerniers, visites d'inspection et rédaction des rappports. Il nous était même arrivé d'assisseter à des conférences organisées à l'interntion des étudiants de l'université d'Alger quand le théme proposé avait des liens avec notre prépration.
Par ailleurs, logeant chez mon  frère au Télemly, j'utilisais, ma  voiture pour rejoindre le lycée Pasteur. Mais l'importance du trafic routier et les nombreux bouchons me faisaient presque toujours arriver en retard à mes cours et com!plémtement énervé. Je pris alors la décision de laisser la voiture au garage et d'utiliser le moyen le plus naturel de l'homme, la marche. Quelques mois passérent et nous commencions , mes colloégues et mois à nous adapter à notre situation et  notre rythme de travail.

Vers la fin du mois d'avril, les ministéres de l'éducation algérien et français se mirent d'accord pour nous faire profiter d'un stage en France avec la visite d'établissements scolaires, de bureaux d'inspections, d'écoles normales etc...Notre départ était prévu pour le début du mois de mai. Mais ce mois de mai 68, mémorable encore aujourd'hui dans les esprits allait bouleverser la vie politique, sociale et universitaire française. Une contestation estudiantine partie de l'université de Nanterre allait faire tâche d'huile et paralyser toute la France. Notre départ, devenue aléatoire, eut quand même lieu. Notre avion devait rallier directement Paris- Orly. Mais les aiguilleurs du ciel en grève décidèrent autrement. Nous fûmes obligés d'atterrir pour une escale à Généve avant de poursuivre jusqu'à Bruxelles. Là, un bus nous attendait pour nous ramener jusqu'à Paris. Nous avions douze heures de retard: trois heures du matin au lieu de quinze heures de l'après- midi. Nos chambres étaient heureusement  reservées à l'hôtel des Ecoles, aujourd'hui disparu en plein quartier latin sur le boulvard Saint-Michel ou 'Boul Mich' pour les familiers.
Le lendemain matin, nous devions être reçus par des respnsables du Ministére de l'éducation français. Mais de peur d'être taxés de briseurs de grève, ces derniers n'osèrent pas nous recevoir dans leurs bureaux mais à l'interieur des cafés. Il n'était plus question ni de stages ni de visites. Nous prîmes rendez- vous pour des rencontres périodiques, au gré de l'évolution de la situation. Oisifs, nous passions notre temps à déambuler dans les rues de Paris. Il fallait, cependant,réintegrer le quartier latin, avant la tombée de la nuit car, dés le crépuscule, l'atmosphére commençait à chauffer.
D'abord festive, la température ne cessait d'augmenter jusqu'à  devenir torride . Les deux camps étaient face à face: les CRS d'un côté, les étudiants de l'autre . Les échauffourées étaient nombreuses, les pavés des rues enlevés etservant de proojectiles, les grilles du Musée de Cluny arrachées, les vitrines des magasins brisées etc...Un jour, il nous arriva, à mon camarade et moi, un mésaventure. Ayant tardé à rejoindre le quartier latin avant le début des hostilités, nous nous sommes vus interdire le passage, d'abord par les CRS, sous le prétexte que l'autre camps pourrait nous prendre pour des provocateurs, nous dûmes, dans la nuit, faire un détour de plusieurs kilométres. Arrivés devant le groupe des étudiants, ceux-ci invoquêrent le même prétexte, passer la nuit à la belle étoille. Paris était pris: moyens de transport paralysés, banques et édifices publics fermés, les ordures jonchant le sol, ramassées seulement, de temps en temps par des Noires ou des arabes.

J'aime Paris au mois de mai dit la chansson. C'est vrai que la ville de Paris est belle au mois de mai, mais en ce mois de mai-ci, elle était loin d'être la coquette
 Mai 58,Mai 68, dix ans après j'avais encore rendez vous avec De Gaulle.Le général, au sommet de la contestation, avait fini par déclarer:" Réformes, oui, chienlit, non !". Les linguistiques se ruérent alors sur leurs dictionnaires pour retrouver le sens de ce mot "Chienlit". Si peu
usité dans la langue française. L'hebdomadaire humoriste" Le  canard enchainè", ne ratant pas l'occasion, avait décoré ses deux canetons des expressions suivantes" Le Général chi-en-li..." ou Le Chao-Tsé-Toung". Le général y laissa quelques galons.
N'entrevoyant  aucune évolution de la situation , nos responsables décidèrent notre rapatriement mais au lieu d'emprunter l'aéroport d'Orly, nous
embarquâmes de Beauvais, un aéroport militaire, je crois.
La nuit venait de tomber lorsque nous débarquâmes à Alger. En ville, et pour rejoindre le logement de mon frère au Télemly, je décidai de prendre le trolley,à la sortie du tunnel des facultés. Lorsque celui-ci arriva, i y eut une petite bousculade, chacun voulait rentrer plus tôt chez lui. Une fois à bord, une européenne, croyant être vingt ou trente années en arrière, ne tarissait pas d'éloges malveillants à l'égard de ceux que ne lui avaient pas fait place nette. Ne pouvant me retenir et lui montrant ma valise, je lui dis :" Madame, je reviens de chez vous à l'instant, ne m'obligez pas à vous dire ce que j'ai laissé la-bas". Et le silence retomba dans le trolley.
Revenons à Alger, nous reprîmes notre préparation au lycée........

La suite la semaine prochaine :
 Monsieur Sid-Ahmed Ghozal PDG de Sonatrah (devenu Ministre puis Premier Ministre ) chez les futurs inspecteurs et la visite des champs pétroliers dans le sud.


N.b: Les photos illustrant les événements sont proposées par le webmaster


Vendredi 31 Août 2007

Mohamed Edris Senoussi :
Dernier Roi de la Libye. Il est d'origine algérienne
 ( Mostaganem - Algérie ).


J'aime pas engager mon blog dans la politique surtout régionale ou internationale, mais à l'occasion du 1 septembre qui concide avec le coup d'état en Libye en 1969 organisé par les officiers libres ( terme utilisé par le pouvoir en place ), j'ai voulu surtout pour les lecteurs arabes qui ont souffert des coups d'état au nom du nationalisme arabe et la cause centrale de cette nation , c'est à dire la Palestine , pour revenir à notre histoire et comparer les régimes monarchiques qui étaient très en avance en terme de démocratie et des droits de l'homme avec les régimes militaires, qui ont détruit l'homme et la patrie.
 Le Roi libyen a instauré un régime parlementaire  en  promulguant une  constitution  en 1951 donnant le pouvoir au parlement ( l'assemblée et le sénat ) avec une séparation nette des pouvoirs .La Libye a vecu une période stable avec des institutions qui fonctionnaient selon la constitution .La Libye a défendu les causes arabes dont la révolution algérienne sans démagogie.
Enfin, le jour du coups d'état , le Roi était dans un hopital en Turquie pour des soins. En apprenant la nouvelle, il a demandé de ne plus financer ses soins par le trésor libyen en disant maintenant je ne suis plus roi.Réfugié en Egypte , il est mort en 1983 et enterré en Arabie Saoudite (Médina) à sa demande.Ce Roi , a vecu pour Dieu et la Patrie en toute simplicité et je laisse les lecteurs de faire la comparaison avec son successeur.


Lundi 27 Août 2007

 M.Abdelmalek Belhadj - Mostapha continue de publier ses mémoires dans  srigina.
Durant sa carrière professionnelle, M Belhadj- Mostepha a occupé les fonctions d'inspecteur de français, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture de la wilaya ( Département )
Safir

Pour suivre  les parties précédentes cliquez sur:

 (I); (II)(III) ; (IV) ; (V) ; (VI); (VII); (VIII) ; (IX)

II- Ma carrière professionnelle
-  A Constantine

........Je reçus ma lettre à Skikda, et pour moi il ajouta, à la main : mes affectueuses pensées, et les regrets d'une séparation qui sonna les glas des belles années d'enthousiasme et de foi........

(La séparation)


Oui! Enthousiasme et foi ont été les guides de notre action commune. Qu'elles furent courtes mes années passées à la  "six" .Elles ne furent que trois, mais elles furent assurément, les plus belles années de ma carrière. Que mes Amis en soient vivement remerciés, même à titre posthume concernant Chaab Belhocine.
A l'origine de la séparation qui devait être effective dés le mois de janvier 68, il y avait l'examen du CAIP-DEN (Certificat d'aptitude  à l'inspection primaire et à la direction des écoles normales ) institué par le Ministère de l'Education dés 1966 pour constituer un corps d'inspection. L'examen était scindé en deux parties : la première, de culture générale, la deuxième professionnelle. Je décidai de m'inscrire à la première partie et ma préparation devait se faire parallélement à mon travail de conseiller pédagogique. Ce n'était pas facile à assumer, à tel point que , me sentant fatigué, je décidai d'aller consulter un médecin à l'hopital. Ce fut un Bulgare qui m'ausculta et, à la fin de ses investigations me dit :" Monsieur, vous êtes surmenagé ".Revenu auprés de mes amis, je leur racontai l'événement et ce fut un moment d'hilarité à propos du mot  surmenagé
.
Les épreuves de la premiére partie du CAIP-DEN consistaient en une dissertation sur un sujet d'ordre général et une explication de texte tirée au sort parmi les quatre oeuvres qui étaient au programme :" Le pére Goriot" de Balzac, "Aurélia" de G. de Nerval, "Le nouvel esprit scientifique" de G. Bachelard et les écrivains algériens d'expression française (Dib, Mameri, Feraoun, Kateb Yacine, Jean Sénac, Malek Haddad, etc...).
Après quelques mois d'une péparation forcée, la date de l'examen arriva et je me rendis à Alger pour y subir les épreuves de la premiére Partie.
En dissertation, je ne me souviens pas du théme autour duquel tournait le sujet, mais je pense avoir fait un travail convenalble. Arriva l'épreuve d'explication de texte. Ma main tira un poéme de Jean Sénac et aprés un court moment de préparation, je me présentai devant le jury. Mais le texte était d'une simplicité telle qu'il me dérouta. Dans le poême un des vers disait: " Sur le rivage un enfant ramassait des coquillages". Par delà cette scéne, j'imaginai une symbolique d'antériorité de comparai les coquillages à quelques vestiges archélogiques. " Non monsieur, me dit un des examinateurs, le poète voulait simplement   dire que sur le rivage, un enfant ramassait des coquillages". Au moment de la préparation, j'avais appréhendé le poéme sous  un certain angle  et la réalité était autre. Le reste de l'épreuve fut une suite de contradictions et malgré ma bonne dissertation, je fus ajourné.Dépité, je rentrai chez mon frére qui habitait prés du Palais du peuple (C'est une résidence officielle de la présidence de la République -webmaster-) et me mis à composer  à mon tour un poème que j'intitulai " Que dire ", Que dire...Que dire..Que dire...Que dire, enfin d'un enfant qui sur le rivage , ramassait des coquillages". Je me souviendrai longtemps de ce vers et de cette image.
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage avait écrit Boileau dans son Epître. Ne me décourageant pas, je me remis au travail pour une autre année, moins pénible et moins stressante. Le résultat ne se fit pas attendre et je parvenai à décrocher, enfin, la  paremiére partie de mon examen.La deuxiéme professionnelle, comportait des cours de pédagogie, de psychologie, de législation scolaire, d'étude du milieu et des épreuves pratiques d'inspection d'enseignants
et chefs d'établissements. Pour parvenir à une préparation idoine des candidats, le Centre National de préparation au CAIP-DEN avait demandé et obtenu du Ministére de l'Education leur mise en position de détachement pour une année scolaire, les cours devant se dérouler au Lycée Pasteur à Alger. Mais je ne pus rejoindre les collégues à la date avec mes amis de la " fixée par le Centre. Ma femme était enceinte et devait accoucher de jumeaux. Je sollicitai alors l'autorisation du directeur du Centre, Monsieur Djidjelli Mohamed qui fut, à Constantine, un de mes professeurs, l'autorisation donc d'intégrer le groupe quelques semaines plus tard. Ma femme choisit, non pas elle mais Dieu, le jour de mon départ pour accoucher dans la nuit, par un temps de neige. Mes deux enfants Moncef et Ahlem nés comme mois un jour  de neige . L'autorisation obtenue,  j'attendis que ma femme aille un peu mieux pour quitter Constantine car toute la famille devait partir avec moi sur Alger et eménager chez mon frére. C'est à ce moment-là qu'intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement la séparation "la six ".Une page venait d'être tourné dans ma vie

Photos

A gauche Jean Sénac

été 1951     photo T. Saulnier

 Coll. bibl. de l'Alcazar, Marseille

A droite Nicolas Boileau

Portrait: École Française, XVIIe siècle

(Versailles))

 

La suite le lundi prochain avec un stage à Paris :c'était mai 68


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Portrait de Skikda (ex Thapsa-Rusicadia-Philippeville) la mer et les choses de la vie en général.
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Bienvenue Fait par Rima

Bonnes vacances au bord de la mer. Durant cet été, Srigina vouz propose d'écouter plusieurs chanteurs algériens. Dans un premier temps, je vous propose Salim Hlali. Il est né à Annaba( Bone )le 30 juillet 1920 d'un modeste famille de boulangers originaire de Souk-Ahras. Il est décédé le 4 juillet 2005 à Nice en France