Le Sport (3)
Championnats de France scolaires de natation
de 1948
décrochèrent leurs tickets pour participer aux championnats de France: la nôtre, en minimes dans le relais 4x50 m et celle des cadets dans celui des 4x100 m. Nous reprîmes alors nos entraînements de plus belle: tous les soirs, après la classe, un ticket d'ascenseur dans la poche, nous empruntions ce moyen puis poursuivions la trotte à pied jusqu'à la piscine. Les nageurs du lycée d'Aumale, qualifiés eux aussi, se faisaient accompagner en voiture par leurs parents. Après l'entraînement, Mr Maire nous achetait des casse-croûtes et parfois nous ramenaient en ville en taxi, un jours, cependant, un accident arriva: un membre de notre équipe minime se blessa à la main et nous dûmes le remplacer au pied levé. La performance du groupe s"en ressentit mais nous persistâmes dans nos efforts. Les championnats approchaient à grands pas quand le mois de Ramadan arriva. Nos entraînements furent alors programmés après la rupture du jeune. Nous nous retrouvions devant le garage citroen, en plein centre-ville et de là, des taxis nous accompagnaient jusqu'à la piscine. La nuit, Mr Spitéri, propriétaire des lieux, n'allumait pas les lampes du bassin olympique de 5 mètres où nous nous entraînions et seules les écumes blanches formées par les battements de pieds de nous camarades nous servaient de repères. Les championnats débutèrent en plein ramadan avec des nageurs venus de France, de Tunisie, de Maroc,etc...Le jour de notre relais, notre équipe nu put surmonter l'handicap causé par la blessure de notre camarade. L'essentiel, pour nous, fut de participer à l'épreuve. "L'essentiel est participer". avait dit le baron Pierre de Coubertin (photo)fondateur des jeux olympiques. La course fut gagnée par les nageurs du lycée d'Aumale et parmi eux Guy Montserret qui, plus tard, allait devenir champion d'Europe des 400 mètres nage libre.Note du Webmaster:
Cliquez pour voir les premières parties les mémores de Mr Belhadj-Mostepha Abdelmalek
Le Sport (2)
La piscine
Dés notre jeune âge, mon père avait l'habitude de nous emmener, mon frère Hacéne, ma nièce Amal et moi-même, vers les petites chambres du "Rimis", lieu alimenté par des sources naturelles et auquel on accédait par "le chemin des touristes", petit sentier à fleur de rocher et surplombant le lit de l'Oued Rhummel.
C'est ici qu'on s'ébattait et qu'on avait appris à barboter. Plus tard, je fus inscrit dans le club de natation du CSC où nageait déjà mon cousin Abdeslam, Que Dieu ait son âme, et qui fut champion d'Afrique du Nord des 100 et 200 mètres nage libre et international français dans le relais 4x200 mètres aux côtés d'Alex Jany et des frères Johan et Georges Vallery, venus du Maroc. Nos entraînements se déroulaient à la piscine de Sidi-Mcid assez éloignée de la ville. Il nous fallait d'abord arriver au tunnel du Boulevard de l'Abîme d'où on empruntait un ascenseur qui nous faisait atterrir cent mètres plus bas. Après une galerie très fraîche, la bienvenue a moment des grosses chaleurs de l'été, il nous restait à effectuer environ trois kilomètres à pied pour atteindre les deux bassins d'entrainement, l'un de vingt cinqu mètres, l'autre de trente trois. Nos entraîneurs s'appelaient Bachara et Foudil, que Dieu ait leurs âmes, ils nous faisaient nager en toutes saisons, et il nous arriva de nous trouver dan s l'eau alors que la neige tombait. Je fus aligné, en tant que minime dans quelques compétitions officielles et mes performances étaient honorables
Le Sport (I)
L'enfance et le ballon
Des rencontres entre les groupes de quartiers se déroulaient régulièrement les jours de vacances scolaires et les réputations étaient bien établies. Notre équipe figurait parmi les meilleurs du centre ville et remportait de nombreuses victoires. Les matches se déroulaient généralement sur les terrains de " la cuvette" ou sur le plateau du Mansourah (Constantine). Mon poste de prédilection était ou niveau de l'attaque comme avant-centre et je débordais souvent les arrières chargés de me surveiller grâce à une bonne pointe de vitesse. Quand il m'arrivait de jouer avec les grands, notamment lors des camps de scouts, la capacité de jouer des deux pieds me faisait utiliser soit comme ailier droit, soit comme ailier gauche, selon le besoin.
Le Scoutisme (4 et fin)
Youssef Wahby
Vers la fin des années quarante, un évènement suscita le grand intérêt au sein de la population constantinoise: l'arrivée prochaine du grand dramaturge égyptien Youssef Wahby( photo à gauche). Toute la ville (Constantine N.D.R.L) s'anima et attendit avec beaucoup d'impatience sa présence. Lorsqu'en fin, il foula les planches du théâtre municipal, il présenta au public deux pièces: dans la première, il interprétait le rôle du sinistre Raspoutine(photo à droite) dans ses intriques avec la
tsarine dans la Cour de Russie, dans le seconde, il dévoilait la misère des enfants de la ville du Caire dans "Aouled Echawarie". La notoriété de Youssef Wahby avait rempli parterre, loges, balcons et même "poulailler" du théâtre et le public constantinois lui rendit un grand hommage. En tant que scouts, nous pûmes assister à ces deux réprèsentations car nous étions chargés d'assurer le service d'ordre. Nous étions heureux d'avoir pu admirer cette grande vedette du théâtre et du cinéma égyptien.Arriva le moment où j'eus à quitter le mouvement scout, probablement à cause de mis études. Cette école de formation de la volonté et du caractère m'apporta beaucoup dans la construction de ma personnalité. Cependant, j'ai un reproche à adresser à mes chefs: celui de m'avoir pas favoriser ma dextérité manuelle, présente chez la majorité des scouts. Chaque fois qu'il avait un travail manuel à exécuter, j'avais un stylo entre les doits et une feuille de papier devant moi pour effectuer un travail de scribouillard! Ou alors, s'étaient-ils aperçus que j'étais si maladroit de mes doits? Je ne le saurai jamais!
La semaine prochaine: le sport
Le Scoutisme (3)
Jamboree 1947
le Jamboree, ou grand rasssemblement des scouts du monde entier devait se tenir à Paris (photos ci- aprés). La participation à ces retrouvailles mondiales avait été subordonnée à la victoire dans le concours organisé à cet effet entre les patrouilles venues de toute la région. En ce qui nous concerrne, nos chefs avaient choisi une dizaine ou une douzaine d'éléments et j'avais la chance de faire partie du groupe. Les épreuves, que se déroulaient à la "cuvette" devaient durer toute une semaine, sous forme de camp et comportaient aussi bien des acctivités techniques scoutes que des interrogations intellectuelles. Pendant plusieurs semaines, nous fûmes soumis à un entraînement des plus sévères pour augmenter nos chances de victoire. Enfin, le jour J arriva et, munis de toute notre attirail, nous nous dirigeâmes vers le lieu du concours où nous installâmes notre tente. Les autres patrouilles concurrentes, venues de toute la région, n'étaient pas éloignées les unes des autres. Lorsque les épreuves commencérent, une grande émulation envahit le camp: à qui fournirait le plus gros effort, à qui réussissait la meilleure ouevre. Une chaude compétition, parfois entrecoupée de contestations, meublait nos journées jusqu'au terme du concours.
Les résultats furent, enfin, proclamés: notre patrouille avait gagné! Que de joie, que d'allégresse! Nous étions qulifiés pour participer au Jamboree de Paris. Mais quelques jours aprés, une nouvelle était venue mettre un terme à notre euphorie: seuls, deux éléments de la patrouille, sur douze, devaient être retenus. Le reste des places était octroyé à d'autres patrouilles ayant participé au concours, à raison de deux scouts pour chacune d'elles. La nouvelles formule de représentation ne nous agréa point et c'est ainsi que le Jamboree nous passe sous le nez. Mais nos activités ne s'arrêtérent pas pour autant: sorties, concours inter-patrouilles et même camps de langues durée. Durant ces derniers, au cours des soirées et autour des feux de camp, étaient montés des skitches qui devaient dévoiler les capacités naissantes de jeunes comédiens. Une troupe d'art dramatique fut alors créée; elle monta des spectacles et se produisit même au théâtre. Mon frére Hacéne en faisait partieNotes du Webmaster
1- En mettant en ligne cette partie des mémoires de Monsieur A.Belhadj Mostepha, j'ai découvert beacoup de choses sur le mouvement des scouts. J'espére que le Commandement Général des Scouts Musulmans Algériens en tire les bonnes leçons.
2- Je vous invite à regarder cette vidéo trés interessante sur le Jamboree de 1947
3- Je vous propose aussi d'écouter: Les Plus Beaux Chants Scouts
4- Les photos( Jamboree 1947) source http://www.latoilescoute.net


Monsieur Belhadj-Motepha
Fait par Rima
Pas de violence, c'est les vacances Brice de Nice
Bonnes vacances au bord de la mer. Durant cet été, Srigina vouz propose d'écouter plusieurs chanteurs algériens. Dans un premier temps, je vous propose Salim Hlali. Il est né à Annaba( Bone )le 30 juillet 1920 d'un modeste famille de boulangers originaire de Souk-Ahras. Il est décédé le 4 juillet 2005 à Nice en France