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Lundi 19 Novembre 2007

 

 

 


M.Abdelmalek Belhadj - Mostafa dans mon bureau corrigeant les premières parties de ses mémores publiées dans srigina .
 Dimanche 28 octobre 2007 à 11h00


Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
safir

Voir  les parties précédentes en cliquant sur:

(I); (II);  (III) ; (IV) ; (V) ; (VI); (VII); (VIII)

; (IX); (X); (XI); (XII); (XIII); (XIV). ( (XV) ); (XVI);

 

(XVII); (XVIII)

(XIX)

(XX)

(XXI) 

II- Ma carrière professionnelle
-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   . secteur de la culture

L'arrivée de Mr Mostefa Lacheraf (photo) au ministère de l'éducation nationale fit naître beaucoup d'espoirs, hélas vite évanouis…

 

Dés l'année scolaire  1976-1977 Mr Ghodbane, malade, dut abandonner son poste de directeur. Le ministère fit alors appel à des mesures transitoires. Ainsi, il chargea Mr Djebaili, alors directeur de l'éducation à Constantine, d’assurer l'intérim du poste laissé vacant par son titulaire malade. Mr Djebaili, à cheval sur les deux directions, ne pouvait venir à Skikda qu'au maximum deux jours par semaine. Il se déchargeait ainsi sur les sous-directeurs en place.

 

Quant à moi, bien que connaissant depuis longtemps Mr Djebaili, je demeurais à la tête de ma circonscription. A ce moment –là un événement sportif planétaire commençait à occuper les esprits: la coupe du monde de football de 1978 qui devait se dérouler au Mexique. La récente apparition sur le marché de la télévision en couleurs provoqua un rush inouï  voir les matches de coupe du monde en couleurs était un luxe que tout le monde ne pouvait se payer. Alors, au niveau de la direction de l’éducation, on commanda auprès de je  ne sais quel organisme un certain nombre de télévision et Mr Ghodbane, bien que malade mais "mordu" aussi pour le ballon rond, avait de son lit à Annaba sollicité un de ces appareils qu'il ne reçut jamais. Cet événement, que je tenais à rappeler, se posait peu de temps avant sa mort et beaucoup de personnes se déplacèrent à Annaba pour assister à son enterrement. Son poste devenait alors vacant. Les appétits s'aiguisèrent mais ce fut Mr Bentouati, que Dieu ait son âme, qui  fut désigné par le ministère de l’éducation. Il rejoignit le poste de Skikda après avoir quitté celui de Bechar. Les premiers temps qu'il passa au niveau de notre wilaya furent assez  difficiles pour lui. Confondant autorité et autoritarisme et ouvrant, par ailleurs, de larges oreilles à des informations pas toujours vraies et surtout pas toujours innocentes, il se retrouva parfois devant des situations difficiles. Mais le temps lui ouvrit les yeux en il fut amené à rectifier son tir. Vers le milieu de l'année, et en pleine réunion, une information lui parvint:il venait de perdre son père. Une délégation,  dont je faisais partie, fut choisie pour partir vers Tiaret et présenter à la famille les condoléances du personnel de la direction. Nous étions six personnes, utilisant deux voitures dont une Renault quatre dans la quelle je pris place. Partis vers huit heures du soir, nous roulâmes toute la nuit pour arriver à Tiaret en début de matinée. Sitôt les condoléances présentées,nous reprîmes la route  en début d'après –midi pour parvenir à Skikda au milieu de la nuit le déplacement fut harassant mais la nécessité nous fit oublier notre fatigue .

 

De retour dans notre ville, chacun de nous reprit son travail. Ma circonscription était bien rodée et les enseignants, comme les directeurs exerçaient leur métier avec sérieux et conscience professionnelle. Vers le milieu de l'année 1979, une circulaire ministérielle arriva à la direction de l'éducation. Elle avait pour objet l'attribution de bourse de formation à l'étranger et sollicitait des candidatures ; la durée des stages, prévus pour neuf mois et s'adressant au personnel francisant, finit par susciter mon intérêt et je fis parvenir au ministère ma demande de candidature. Quelques semaines passèrent puis la commission ministérielle des stages à l'étranger me fit parvenir sa réponse: candidature non retenue.

Au début de l'année 1980, un décret paru sur le journal officiel nous apprit la création par le ministère d'un corps d'inspecteurs de l'éducation et de la formation ou inspecteurs généraux. Je fis encore acte de candidature. Plusieurs mois ne passèrent…aucune réponse. Plus tard j’appris, par personne interposée, que je ne remplissais pas les conditions.


La suite le lundi prochain

 

Lundi 12 Novembre 2007

 


M.Abdelmalek Belhadj - Mostafa dans mon bureau corrigeant les premières parties de ses mémores publiées dans srigina .
 Dimanche 28 octobre 2007 à 11h00




Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
safir


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II- Ma carrière professionnelle
-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   . secteur de la culture

 Mon poste restera vacant pendant une année, le directeur se contentant de travailler directement avec les chefs de bureaux restés après mon départ, une fois tous les problèmes de la rentrée aplanis. Ma circonscription était dirigée par Mr Messaci qui  avait accepté la responsabilité après le refus de Mr Djebbar, préférant rester au niveau, de son établissement, l’école El-Ghazali Mr Messaci avait transférée les bureaux de l'inspection vers uns salle de classe de l'école El-Amel à Mont plaisant. Comme secrétaire, il avait fait appel à Mr Chekkat Que Dieu ait son âme, un enseignant d'âge mur, qui exerçait à Zerdazas, dans la région d'EL-Arrouch. Mon retour obligea Mr Messaci à réintégrer la direction de l'école Boukoffa au Béni Malek. Connaissant Mr Chekkat, depuis de nombreuses années déjà, notre coordination se fit sans problème. Nous restâmes une année au niveau de l'école EL-Amel. Puis, pour me départir de la dépendance vis-à-vis de l'établissement et pour me rapprocher de la direction, je réussis à trouver un local composé des deux pièces, sis à la rue Bouzebra, prés du CEM El-Khawarizmi.Le soir, notre travail terminé, nous restions Mr Chekkat et moi de longs moments à discuter, notamment des programmes présentés à la télévision, des monstres sacrés du cinéma ou des vedettes de la chanson. Nous évoquions, par exemple, parmi les femmes Marlène Dietrich, Michèle Morgan, Ingrid Bergman,, Elizabeth Taylor Sophia Loren
et
parmi les hommes
Laurence Olivier, Gary Cooper, Jean Gabin

 

 

 

 

,Orsen Wells etc. Lors du passage  à la télévision du feuilleton "L'Incendie’’, adapté du roman de Mohamed Dib, nous discutions des événements qui se déroulaient dans la grande maison Dar Sbitar avec Aini comme vedette. Il nous arrivait parfois de rester après les heures de travail lorsque la discussion  prenait de la hauteur, ou alors carrément dans l'obscurité quand il y avait une panne de courant nous nous comparions souvent aux deux vieillards du Muppet show qui,de leur balcon, échangeaient leurs impressions sur Kermitt, Peggy la cochonne et leurs compagnons. Cela nous faisait bien rire. A notre décharge ,je dois dire que notre bureau était assez bien aménagé, ayant réussi à faire installer par la commune un appareil de chauffage et ayant ramené moi-même un petit frigidaire pour notre usage personnel. La décoration était également faite avec goût. Ces quelques moments de détente ne nous faisant cependant pas oublier nos obligations professionnelles : visites d’inspection, réception et traitement du courrier, réunions administratives diverses et parfois même enquête. Le travail de formation constituait mon cheval  à bataille: alors que les enseignants stagiaires étaient toujours convoqués , selon un calendrier annuel , à des réunions pédagogiques standard pour parfaire leur maîtrise du métier, les titulaires étaient conviés à des séances dirigées par moi-même, sollicitant leur réflexion au sujet de thèmes de pédagogie générale, tels l'influence éducatrice de la famille, la relation école- famille, les rapports parents enfants, l'éducation des enfants difficiles etc. Par ailleurs,et pour aider les enseignants à préparer leurs examens professionnels,notamment le BSC , brevet supérieur de capacité et le CAP ,certificat d'aptitude pédagogique , des cours de mathématiques  , des sciences physiques et de langue étaient donnés le soir, trois fois par par semaine , au CEM Lamrani. J'assurais moi-même les cours d'initiation  à la dissertation pédagogique. Je peux dire, en toute modestie, que nos efforts ne furent pas vains.

Pour les examens de titularisation, j'avais l'habitude de prendre avec moi en commission Mr Djebbar et parfois aussi Mrs Belouahem et Messaci. Notre travail de la journée terminé, nous rentrions gaiment. Mais le must se produisait quand Messieurs Djebbar et Messaci étaient ensemble, notamment lorsque le premier nommé se mettait en position pour chasser le "Zarzour" ou les étourneaux. Mrs Debbar et Messaci, un chaoui et un Kabyle, deux berbères en somme, mais qui n'étaient pas toujours  sur la même longueur d'onde et de nombreux éclats de rire fusaient  de la voiture jusqu'à notre arrivée à Skikda.

Les fins d'années scolaires étaient le moment des examens .J'avais la chance de pouvoir compter  sur une équipe dynamique et très efficace : des directeurs d'écoles et des jeunes pleins d'avenir composaient les différents secrétariats. Parmi eux, je citerai Messieurs Salah Djebbar, Mehieddine (dit Didine) Belouahem, Tahar Boussiala, Said Aissoug, Que dieu ait son âme, Zorgane Souici et Mahmoud Hassani, cousin de ma femme, surnommé Zatopek, sans doute parce qu'il était aussi rapide dans le calcul des totaux des élèves que l’était, sur les pistes, le fameux coureur Tchèque. Pour la  correction des épreuves, je convoquais l'ensemble du personnel titulaire de la circonscription, réparti par commission selon les épreuves à corriger. Je confiais la présidence de ces commissions à Mr Djebbar, Madame Djebbar et Mademoiselle Boucherkha, directrice de l'école Benbadis. Je choisissais cette école comme lieu de correction et de secrétariat car elle disposait de grandes salles de classe, ensoleillées et bien aérées et d'une vaste  cour propice aux moments de détente accordés aux correcteurs. Ces derniers étaient ,dans leur presque totalité,des femmes. Mais cela posait parfois problème à Mr Djebbar qui venait de temps en temps nous rendre visite au secrétariat; la raison en était bien simple : il supportait difficilement les effluves du mélange des parfums de la gent féminine. Mais le sérieux dans le travail était toujours de rigueur : vite fait, bien fait et dans la joie et la bonne humeur. Les bons résultats obtenus fournissaient également l'occasion pour organiser des fêtes de fin d'année et la distribution de prix aux meilleurs élèves. Deux écoles sortaient du lot pour la qualité de leurs fêtes: El-Ghazali et Benbadis qui présentaient des Sketchs, des marionnettes, des chants, des danses et des lectures de poèmes.

On Commençait alors à parler de l'école fondamentale. Je ne parlerai point  ici des ses principes, empruntés à d’autres, et qu'il serait trop long d'en discuter. Je me Contenterai de citer quelques-unes des raisons objectives qui ne pouvaient laisser entrevoir sa réussite en premier lieu, la réduction de la scolarité dans le cycle moyen ,ramenée de quatre à trois  ans ;l'insuffisance des locaux scolaires nécessaires au dédoublement des classes est un autre handicap ; par ailleurs ,l'insuffisance du matériel scientifique ne pouvait permettre la bonne manipulation et la bonne expérimentation, d'introduction d'une troisième langue dés la septième année alors que les deux autres, notamment le français n’étaient pas bien maîtrisées, et enfin ,la dernière difficulté,et non la moindre,est qu'elle est supposée être menée par des enseignants chevronnés, ce qui n'était, malheureusement, pas toujours le cas, surtout en zone rurale. D'ailleurs, les résultats du premier BEF, brevet d'enseignement fondamental, relatif aux deux classes expérimentales du Technicum de Skikda furent loin d'être probants. Et l'on généralisa l'école fondamentale.
Lundi 05 Novembre 2007

 


M.Abdelmalek Belhadj - Mostafa dans mon bureau corrigeant les premières parties de ses mémores publiées dans srigina .
 Dimanche 28 octobre 2007 à 11h00




Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
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II- Ma carrière professionnelle
-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   . secteur de la culture

Mais, en dépit des résultats honorables, compte –tenu des difficultés matérielles et de l'inexpérience de nos éléments , l'atmosphère ,au sein de la direction ,commençait à être viciée. Un air de suspicion et de délation planait sur nos têtes. Le comble fut atteint lors qu'un jour, Monsieur Ghodbane, notre directeur ,devant se rendre à une réunion à Alger ,vint à mon bureau pour me dire :" on vous apportera votre courrier" ayant chargé un autre collègue d'assurer l'intérim. J'encaissai le coup et continuai à effectuer mon travail comme je l'avais toujours fait, le mieux possible la fin de l'année scolaire arriva et le mois de vacances ne fut pas pour moi celui de la détente et de la récupération. Même à la plage, avec mes enfants et ceux  de mon ami Debbar, une réflexion m'obsédait: devais-je rester au niveau de la direction ou retourner à la tête de ma circonscription. Je ne pouvais pas me résoudre à l'idée d'abandonner Monsieur Ghodbane, sachant les difficultés auxquelles il était confronté et la question restait en suspens. Nous reprîmes le travail le premier  septembre et les premiers jours suivants, Monsieur Ghodbane me dit, alors que nous étions seuls dans son bureau :" je me suis demandé si je devais vous garder !" La claque encaissé, je répndis sur le champs:"  moi aussi, monsieur, j'ai pensé tout l'été pour savoir si je devais retenir " "Je vous demande d'y réfléchir" reprit-il."C' est déjà tout réfléchi" répliquai-je, "le ressort est cassé, même si je devais rester , je ne pourrais plus travailler comme avant, je vais assurer la rentrée qui est pratiquement préparée puis je rejoindrai ma circonscription. Nous restons toujours amis et serai toujours là quand vous aurez besoin de moi". Je retournai alors à mon bureau, déçu par la tournure des événements mais heureux  de n'avoir pas été l'initiateur de la séparation. Je ne dévoilai le secret de cette prochaine rupture qu'à Monsieur Belhouahem qui avait choisi de venir avec moi à la direction et qui dirigeait le bureau de l'enseignement élémentaire. Bien plus tard, en 1978, alors que malade et se rendant à Paris pour des examens médicaux Monsieur Ghodbane rencontra à l'aéroport de Constantine Monsieur Haddad,ex-directeur du Technicum de Skikda et lui avoua :"je n'ai qu'un seul regret c'est celui d'avoir laissé partir Monsieur Belhadj". Une nuit, je le vis rêve. Il venait vers moi souriant et me donna une solide poignée de main. Le lendemain matin, Monsieur Belouahem me téléphona pour m'annoncer son décès,Que Dieu ait son âme .

Mardi 30 Octobre 2007
 
Hussein Pacha (1765-1838),

Hussein dirigea les destinées de la Régence d'Alger
de 1818 à 1830, il fut le dernier des 28 deys  d'Alger.
Louis XIV dans une lettre en date du 13 janvier 1706
 adressée au dey d'Alger, il parlait de la République d'Alger

Le Coup d'éventail

  Le 30 avril 1827, lors d'une discussion. Le dey, suivant l'étiquette orientale,
 se lève et ordonne au consul français de sortir. Deval ne bouge pas,
 le dey le frappe du manche de son éventail. La suite, une occupation de 130 ans et
une résistance du dey mal préparée en dépit des conseils de sont adjoint, le bey de
Constantine. J'ai suivi les recherches, le dey Hussein en quittant Alger, vers l'exil
en 1830,  a tenté de reprendre la ville de l'étanger mais en vain.
Il mourut à Naples en 1838.
Après plusieurs résistances populaires et politiques , une guerre de libération
 s'est déclenché le1 novembre 1954 et après  sept ans de lutte,
le peuple algérien a trouvé son indépendance
le 5 juillet 1962 (130 ans d'occupations: 5 juillet 1830-5 juillet 1962 ).
 
N.B : En Algérie, il y avait un Dey à Alger, et trois gouverneurs de provinces appelés Beys :
pour Constantine, de Titteri et d'oran. En Tunisie, il y avait un Bey au niveau national seuleument.
 
Lire aussi : 
 
Lundi 29 Octobre 2007

 


M.Abdelmalek Belhadj - Mostafa corrigeant les premières parties de ses mémores publiées dans srigina et qui seront présentés à un concours de littérature .
 Dimanche 28 octobre 2007 à 11h00




Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
safir

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 (I); (II);  (III) ; (IV) ; (V) ; (VI); (VII); (VIII) ; (IX); (X); (XI); (XII); (XIII); (XIV). (XV); (XVI); (XVII); (XVIII)

                                           La suite

II- Ma carrière professionnelle
-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   . secteur de la culture

L'année suivante, et dans un souci de dècentration, l'administration décida de créer des S.I.D, services d'inspection de daïra, petites antennes de l'académie chargées des relation avec les autorité et libérant la tutelle de taches fastidieuses: congé des enseignants, constructions scolaires etc…. Le fait de résider sur place et d'avoir exécuté ces mission pendant deux ans, ne suffit pas à me faire nommer sur le poste, qui revient à mon collègue Qu' à cela ne tienne. Le travail au niveau de ma circonscription  pédagogique et les résultat que j'obtenais suffisaient largement à mon bonheur et à tranquilliser ma conscience.

 
 

Au début de l'année 1975, lors d'un nouveau découpage territorial, la daïra de skikda fut érigée en wilaya. De nouvelles structures administratives devaient être implantées.
 Pour le secteur de la jeunesse, on  créa la D.E.C.J,  direction de l'éducation, de la culture et de la jeunesse, c'est à ce moment - là qu' une pression commença à se réaliser autour de moi. De nombreux collègues vinrent me voir et me demandèrent de postuler pour le poste de skikda. Au début, l'idée ne m'emballa pas beaucoup,mais après réflexion et craignons de devenir le subordonné d'un directeur n'ayant pas mes compétences, je me résolus à écrire au ministère de l'éducation pour me solliciter que le poste Skikda. Peu de temps après il me fut répondu que ce poste était déjà attribué et qu'on me pouvait donner suite à ma requête. L'affaire était classée .Vers le mois de mai, arriva le nouveau directeur: c'était Monsieur Ghodbane, que dieu ait son âme, un inspecteur que je connaissais, plus agé et plus ancien que moi et qui était l'adjoint de l'inspecteur d'académie à Annaba, je fus quelque peu rassuré il s'installe provisoirement dans un ancien presbytère et commença son investigations pour former son équipe. Alors que je continua à m'occuper de ma circonscription dan un bureau proche du sien, M. Ghodbane m'appela un jour,je me rendis auprès de lui,lui souhaitai bienvenue et lui présentai mes compléments pour sa nomination à la tête de la direction. Il me proposa alors de venir le seconder.
J'émis une réserve: le poste de direction de l'institut technologique de l'éducation de Constantine, nouvelle appellation des ex-écoles normales                                                                                         www.ecoles-normales-constantine.com                                                                        et poursuivant les mêmes objectifs, venait de se libérer. Compte tenu de mon barème personnel , j'avais beaucoup de chances de l'obtenir et, conformément aussi à mon souhait initial,retourner dans ma ville natale. Je demandai alors à M. Chodbane la permission de différer ma réponse à sa proposition jusqu'à mon retour d'Alger. J'avais, en effet, décidé de me rendre à Alger pour voir Monsieur Benmohamed, directeur central de la Formation, donc gérant les I.T.E. pour évaluer mes chances. Mais celui –ci mit rapidement un terme à mon attente. Il m'apprit que le poste était déjà attribué. Il me proposa ,cependant, de m'aider pour obtenir une nomination comme directeur de l'éducation dans une autre wilaya. Ne voulant pas jouer au nomade, je le remerciai et refusai poliment sa proposition. Je revins alors à Skikda et mis M.Ghdbane au courant de ma démarche tout en lui donnant mon accord pour travailler avec lui. Ne connaissant ni lieux ni les hommes , il se fia à moi pour organiser la direction, répartition des locaux, appel et choix des personnes ayant fait acte de candidature pour un détachement,distribution du maigre matériel mis à notre disposition etc… Mon travail au niveau de la circonscription était accompli parallèlement à celui de l'organisation de la direction. A la fin de l'année scolaire, et après les examens, je me déchargeai pour occuper le poste de sous – directeur des effectifs et de la formation. En matière d'infrastructures éducatives et en personnel d'encadrement, la wilaya de Skikda pouvait se targuer d'être parmi les mieux nanties par rapport à celles nouvellement érigées. Mais les locaux dévolus à la nouvelle direction, un ancien presbytère était très exigus. Mon service, composé de cinq bureaux: enseignement élémentaire, moyen et secondaire, personnel administratif, comptabilité et formation était regroupé dans une seule salle. Les dossiers des enseignants, ramenés de Constantine étaient, faute de classeurs, entassés les uns sur les autres, par terre. Ceux dont la situation administrative était restée gelée pendant des années, voulaient qu'elle soit réglée le plus tôt possible. Par ailleurs, et pour pouvoir assurer le fonction de la formation par des stages d'initiation ou de recyclage, je me suis rebattu sur les locaux de la M.A.E.,mutuelle des accidents d'élèves, situés sur la corniche de Stora et qui servaient de colonie de vacances pendant l'été. Je fis appel à mes amis de Constantine, membres du conseil d'administration de la MAE qui me donnèrent leur accord. La rentrée scolaire s'annonçait difficile. Il fallait rapidement, établir des cahiers de postes pour chaque cycle d'enseignement, pourvoir ceux qui étaient vacants, procéder à des changements en fonction des besoins et remplacer, au pied levé, les défaillants. De nouvelles demandes de recrutement parvenaient à la direction; il fallait les étudier, éliminer celles ne remplissant pas les conditions requises, les classer par zone d'affectation et enfin adresser des avis de nomination aux candidats retenus. Enfin, dernière difficulté et nous la moindre, l'inexpérience de mon personnel . Pour pallier à cette insuffisance, je décidai d'organiser des journées de stage pratique au niveau de la direction de Constantine. Une fois par semaine, dans ma voiture , une Peugeot 204 Break, j'emmenais mes chefs de bureau vers mes collègues et amis Lemdaoui Abdemadjid pour l'enseignement élémentaire, Bencharif Mohamed -Tahar que Dieu ait son âme, ami et parent par alliance , chargé de la comptabilité et qui connaissait pratiquement la situation de chaque enseignant de l'ancienne wilaya de Constantine, Ait-Moussa Said , Que Dieu ait son âme, inspecteur chargé de la sous – direction de la formation etc… A la fin de la journée, je récupérais mes adjoints et nous redscendions à Skikda. Au bont de plusieurs séances d'initiation à la résolution des problèmes rencontrés au niveau de chaque bureau, l'efficacité commençait à être au rendez-vous.

Nous avions ,ainsi ,assuré la rentrée d'une manière somme toute acceptable . Mais les problèmes n'étaient pas finis car une gestion permanente et rapide des cas posés par les enseignements était d'une évidente nécessitè. Armés de courage, dans des conditions difficiles, travaillant même en dehors des heures légales et parfois les jours fériés, nous pûmes relever le défi à tel point que à la fin de l'année, nous préparâmes la réunion de la commission paritaire et l'expédiâmes en moins d'une heure, au grand étonnement de nos collègues dépêchès de Constantine pour nous soutenir.

Le secteur de la formation n'était pas, non plus, délaissé. Le contrôle des actions engagées par les inspecteurs dans leurs circonscriptions respectives, la présence sur les lieux des stages d'initiation  pour les débutants et de recyclage pour les autres catégories d'enseignements avec autres catégories d'enseignements avec la fixation des dates, la désignation de la logistique nécessaire au bon déroulement de ces stages et à la fin, évaluation pédagogique et financière de ces opérations.

 

 

 

 

 

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