
M.Abdelmalek - Belhadj - Mostafa( à droite ) lors d'une interview que j'ai donné au correspondant du quotidien "Alger républicain". C'était en 1992 au théâtre municipal de Skikda. Mes relations professionnelles et associatives avec Mr Belhadj remontent à 1986 .
Préface
En peinture, plusieurs manifestations furent organisées : Mr
Les travaux d'un autre artiste furent présentés à titre posthume. Monsieur Akriche, di Constantine, que dieu ait son âme, s'était fait connaître par ses magnifiques sculptures sur bois.
Au mois de juillet 89, devait se tenir à Skikda, le festival national des arts plastiques. Pour encadrer les jeunes venus des toutes les wilayas du pays, et aussi pour rehausser le niveau des expositions, le comité d'organisation avait décidé de faire appel à des peintres chevronnés. Je fis alors partie d'une delégation qui se rendit auprès du directeur de l'Ecole Nationale des Beaux- Arts d'Alger pour inviter certains artistes. Parmi ceux qui avaient répondu à cette invitation, de nombreux peintres de Skikda Mohamed Boudjemmaa que Dieu ait son âme, Mr Merbai, mon ami Salah Djebbar et Mr Abdelaziz Ramadne, que dieu ait son âme, Nous eûmes également la présence de Madame Zina Amour d'Alger et Madame Bettina Heinen de Guelma. Mr Boudjemaa avait, notamment, exposé le portrait d'un vieillard qui soudera l'admiration de tous les visiteurs, Mr Djebbar avait séduit avec ses chevaux, Madame Amour avait déployé son phénix, Madame Bettina avait capté l'attention avec ses portraits et ses paysage fleuris- De retour à Guelma, elle m'écrivit une longue lettre dans laquelle elle disait ceci: "j"ai visité vos bureau j'ai remarqué le sérieux et la discipline de votre personnel… m'a impressionée. D'avoir fait votre connaissance,était un enrichissement pour moi. Et que c'est vous qui êtes le directeur de la culture de Skikda est fortement important pour Skikda. Vous faites un travail extrêmement important, et vous le faites vraiment bien Connaissant les vertus cardinales du peuple allemand, ce compliment m'alla droit au coeur par la suite, elle m'invita à un vernissage au centre culturel algérien à Paris au que je ne pus me rendre. De son coté, Madame Zina Amour m'avait dédicacé le livret regroupant, ses principales œuvres: " A Mr Belhadj, notre mécène de découverte en découverte au royaume des artiste avec mon meilleur souvenir. Zina Amour Festival des Arts plastique, de Skikda, la 09-07—89"
Chaque lundi Srigina publie avec plaisir les mémoires de Mr Belhadj-Mostepha et espére que d'autres personnalités qui ont marqué cette ville font de même.
Safir

M.Abdelmalek - Belhadj - Mostafa( à droite ) lors d'une interview que j'ai donné au correspondant du quotidien "Alger républicain". C'était en 1992 au théâtre municipal de Skikda. Mes relations professionnelles et associatives avec Mr Belhadj remontent à 1986 .
Préface
Les bibliothèques ne furent pas non plus oubliées et les jeunes animateurs initiés à leur gestion. En plus des dotations successives opérées durant les années 88.89 et 90 à la suite d'achats, une prise de contact avec un responsable au niveau de la bibliothèque nationale d'Alger nous fit récupérer un millier de livres. A ma demande, un camion fut affrété par la wilaya et nous pûmes ainsi les ramener à Skikda, avant de les répartir à travers les centres. Le service de la culture, lui même, ne fut pas en reste et une bibliothèque de prés de deux cents livres fut mise à la disposition de mes subordonnés, incités par moi –même à la lecture.
Ces différentes dispositions favorisèrent sensiblement l'éveil du secteur de la culture. Mon activité initiale, alors que je m'occupais encore d'éducation, m'avait fait connaître quelque peu les potentialités existantes, mais il fallait les réactiver, Pour dresser un fichier des artistes dans les différentes disciplines, je décidai d’organiser des concours et de les doter de prix symboliques mais cependant attractifs. Ainsi les jeunes et les moins jeunes, garçons et filles, les groupes musicaux, les écoles, furent invités à participer à ces concours dans les disciplines suivantes : chant choral, opérette, danse folklorique, musique chaabi, moderne, andalouse, théâtrale amateur et pour enfants, poésie classique et populaire, arts plastiques, sculpture et enfin jeux d'échecs. Une grande émulation intervint et nous eûmes droit à une forte participation. Pour chacune de cas spécialités, un jury compétent et impartial fut mis en place et les retombées de cette opération dépassèrent nos espérances. La formule fut également ouverte aux centres culturels pour jauger et stimuler leur animation. D'autres concours furent encore organisés en 1989 et en 1990 notamment en art dramatique, arts plastiques et jeux d'échecs. Cette revue d'effectifs nous permit d'avoir une idée assez précise des potentialités artistiques de la wilaya et au niveau de chaque commune. Il nous incombait maintenant, de chercher les voies et moyens pour créer une animation, régulière et suffisamment dense, de la ville de SKIKDA et des autres cités. Une fois cette animation créée, amener d'une manière assidue les institutions culturelles .L'opération des concours nous avait permis de relever le grand engouement du public Skikdi, notamment pour le théâtre et la musique dans tous ses rythmes. Il suffisait alors de fidéliser ce public et l'orienter aussi vers d'autres styles artistiques ,en somme ,créer chez lui des habitudes :habitude d'aller visiter une salle d'exposition ,habitude d'aller écouter une conférence selon un programme préétabli et connu à l'avance ,habitude d'aller écouter une déclamation de poèmes ,etc. Les années 1987 et en 88 n'avaient permis d'asseoir les bases de l'activité culturelle à travers la wilaya. 1989 allait connaître l'épanouissement de cette activité.
Monsieur Belhadj-Mostepha le 2ème à droite entouré de Madame Salesse native de Skikda et qui a quitté l'Algérie dans les années 1990 et la directrice du centre culturel français à Skikda. Je suis au milieu avec mon fils ainé. C'était à la fin des années 80 et le debut des années 90 au centre culturel H'Sen Chebel à Skikda. L'occasion: Journée internationale de l'envrronnement.
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Safir

M.Abdelmalek - Belhadj - Mostafa( à droite ) lors d'une interview que j'ai donné au correspondant du quotidien "Alger républicain". C'était en 1992 au théâtre municipal de Skikda. Mes relations professionnelles et associatives avec Mr Belhadj remontent à 1986 .
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CULTURE
Au mois d'octobre 1986, je devais quitter définitivement le secteur de l'éducation, après trente deux années de bons et loyaux services. J'intégrai donc la nouvelle division de la valorisation des ressources humaines avec pour supérieur Mr FilAli et pour collègues hors éducation, Mr Salah Megharbi pour la formation professionnelle et youcef El-Kenz pour la jeunesse et les sports. Mes bureaux se trouvaient au niveau de l'actuelle daira. L'ancienne direction gérait les secteurs de la culture et du tourisme la nouvelle organisation administrative rattachait la culture à
Parmi eux, je connaissais une seule personne, Mr Brahim Bouaziz qui avait "taté" de l'enseignement auparavant. C'était lui d'ailleurs, qui avait facilité la prise de contact et je pus ainsi compter sur un groupe solidaire et disposé à donner le meilleur de lui-même.
Au niveau des institutions, la situation n'était pas aussi favorable.
Je faisais participer à ce stage organisé au technicum de Skikda des jeunes issus des communes où se trouvaient les centres culturels et disposant de quelques aptitudes artistiques. Pour l'encadrement, je fis appel à des maîtres confirmes, chacun dans son domaine et chaque atelier devait présenter, en fin de stage le produit de son travail: un sketch, un tableau de peinture, un chant choral etc. Le tout, régime d'internat compris, se passe dans de bonne condition et les résultats furent, somme toute, encouragements. L’année suivante, un stage du second degré, identique au premier, fut organisé au profit des mêmes personnes pour confirmer et améliorer leurs aptitudes.
J'avais, ainsi, réussi à résoudre d'une manière pragmatique, le problème de l'encadrement et mes nombreuses visites, de contrôle et d'encouragement, donnaient enfin quelques satifactions.
En ce qui concerne les problèmes juridique et financier, avec le concours de Mr Bouaziz et des services de la wilaya, nous trouvâmes une formule pour donner une existence légale à ces centres: un statut d'entreprise publique administrative et culturelle était élaboré et son financement assuré conjointement par la wilaya et la commune. Nos centres étaient, ainsi, les seuls à travers le territoire national, à être gérés par un texte juridique provisoire, pris au niveau local.
D'ailleurs, ma première visite au Ministère de la culture dans le courant de l'année 1987, fut pour moi l'occasion de réclamer avec insistance la promulgation de deux statuts: celui des centres culturels et celui des animateurs. On me répondit, à ce moment la qu'il étaient en cours d'élaboration ; de retour à Skikda, je me suis astreint à créer pour ces centres les conditions nécessaires à un bon fonctionnement: installation d'une commission à la tète de chaque institution et regroupant le responsable du centre, les représentants de la commune, de

M.Abdelmalek Belhadj - Mostafa dans mon bureau corrigeant les premières parties de ses mémores publiées dans srigina .
Dimanche 28 octobre 2007 à 11h00
Préface
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(I); (II); (III) ; (IV) ; (V) ; (VI); (VII); (VIII)
; (IX); (X); (XI); (XII); (XIII); (XIV). ( (XV) ); (XVI);
(XIX)
(XX)
(XXI)
(XXII)
(XXIII)
II- Ma carrière professionnelle
- à Constantine
- à Skikda
. Secteur de l'éducation
. secteur de la culture
Mais mon activité au niveau du secteur de la culture ne me fit pas oublier mes devoirs envers celui de l'éducation.
Avec mes collègues directeurs d'écoles, nous continuions notre cycle d'inspections, de titularisation, de réunions pédagogiques etc. Les deux conseillers pédagogiques affectés à la circonscription poursuivaient leur travail de formation du personnel stagiaire et les fins d'années scolaires étaient l'occasion de réjouissances bien méritées.
Mr Bentouati, directeur d'éducation fut muté vers une autre wilaya et son poste devenait vacant. Un jour Monsieur Haddad, déjà cité, passa devant
, en bord de mer. Etant également ami de ce beau- frère, il s'arrêta pour nous saluer sur la terrasse de la villa puis me dit "Malik le poste est vacant, il te revient de droit, tu devrais le demander" Avec un sourire, je lui répondis que j'avais les reins fragiles et que je ne souhaitais pas participer à la course!
Les vacances scolaires terminées, ce fut Monsieur Hamani, sous-directeur en fonction au niveau de la direction qui fut promu à ce poste. Je dois avouer que je ne m'étais pas intéressé ni à l'organisation ni au travail accompli par la nouvelle équipe en place. Je me contentais de gérer les affaires dont j'avais la responsabilité directe, d'autant que mon esprit était aussi, requis par mes activités extra pédagogiques.
Un jour, cependant, Mr Beldi vint me voir dans mon bureau. Il était sous directeur avec Mr Hamani et me proposa alors d'intégrer leur équipe au niveau de la direction, pour m'occuper du secteur de la formation. Je refusai net. Mais il revint tant et tant à la charge qu'il finit par me convaincre. Je rejoignais donc, pour la deuxième fois, les services de l'académie. J'avais déjà une idée du travail qui m'attendait: l'institut technologique de l'éducation était sous ma coupe. A chaque rentrée scolaire, il fallait organiser les examens de recrutement pour les différents corps, instituteurs et professeurs d'enseignement fondamental et pour ces derniers les différentes matières. Avant la proclamation des résultats, il fallait tenir compte de l'origine géographique des candidats pour les affecter sur des postes appelés " personnalisés" de sorte que l'on ne se retrouve pas avec d'un coté, des admis sans poste de chute, et de l'autre, des postes vacants. Le cas des demoiselles ne facilitait pas la tache car elles ne pouvaient être affectées, à la sortie, dans des établissements trop éloignés de chez elles.
Le travail de formation des inspecteurs était également placé sous ma responsabilité contrôle de calendriers des réunions pédagogiques, de leurs contenus, listes des personnes mises en stage d'initiation, contrôle des rapports d'activité de formation chaque fin de trimestre, les professeurs de l'enseignement secondaire et même leurs chefs d'établissement étaient aussi concernés par les opération de formation celle ci étaient placées sous l'égide des inspecteurs de l'éducation et de la formation. Mais ces derniers ne résidaient pas à skikda. Ils se contentaient d'envoyer leurs calendriers et il fallait, alors, prévoir non seulement leur propre hébergement mais aussi choisir les lieux de réunion, convoquer le personnel intéresse et penser à toute la logistique idoine. Enfin, et pour couronner tout ce travail, les stages de longue durée organisés pendant les différentes vacances scolaires, même en été avec tout ce qu'ils comportaient comme organisation pédagogique et aussi matérielle.
Des ma prise de fonction comme sous-directeur de la formation, j'installai mes services dans les locaux de mon ancienne inspection. Mais, très vite, je me suis retrouvé à l'étroit fort heureusement, la construction du nouvel institut de technologie de l'éducation venait d'être terminée son transfert vers la nouvelle bâtisse libérait l'ex-école Saint-Paul qui avait été nationalisée auparavant et qui avait été transformée, depuis en I.T.E. Je fus, d'ailleurs, embrigadé pour y donner des cours de psychologie et de pédagogie aux jeunes stagiaires. La vacance des locaux vint à point nommé pour régler mon problème d'exiguïté. Je retapai les lieux, améliorai leur fonctionnalité, installai le chauffage etc.
Pour permettre à mes subordonnes de travailler dans des conditions satisfaisantes. J'aménageai quelques classes en salle de réunion pour pouvoir abriter sur place les stages ou autres réunions pédagogiques. Mais je me trouvais éloigné de la direction de l'éducation et ne retrouvais mes collègues que lors des réunions de coordination. Un jour, le gardien vint me prévenir qu'il avait, à la porte, des Français qui avaient demandé à me voir. J'avais tout de suite compris qu'il s'agissait d'ex-élèves de l'école Saint-Paul, en visite à Skikda, et qui désiraient, revoir leurs classes et se remémorer des souvenirs d'enfance. Je descendis donc vers eux, les accueillai gentiment et les accompagnai durant tout leur pèlerinage. A la fin, tout heureux, ils se confondirent en vifs remerciements et en gratitude.
Au niveau de la direction de l'éducation, les affaires semblaient marcher convenablement, chaque sou- directeur essayant d'agir avec le plus d'efficacité dans sous- secteur. Mais un changement intervint: Mr Hamani était affecté à Sétif et Mr Filalai, ex. directeur à Guelma le remplaça. Cependant, il n'eut aucune modification dans la composante humaine gérant la structure. Après une prise de contact avec Mr Filali que, personnellement, je connaissais déjà, chaque sous- directeur poursuivit son activité, avec pour seul souci, un maximum d'efficacité- une bonne entente régnait au sein de l'équipe.
Au bout de quelques années, soit en 1985, une décision du gouvernement allait transformer le système des directions de la wilaya et les regrouper en divisions. Celle qui concernait notre secteur s'appelait: division de la valorisation des ressources humaines ou D.V.R.H.
En plus des services habituels de l'éducation, on lui adjoignait les secteurs de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports et enfin de la culture.
Cette éventualité de changement ne m'agréait pas beaucoup et je songeai, fortement, une nouvelle fois, à reprendre mon poste d'inspecteur pour y terminer ma carrière professionnelle. Mais Mr Filali avait une autre idée en tète: me garder au niveau du secteur de l'éducation pour me confier le poste de sous-directeur des effectifs que devait quitter son titulaire, Mr Daia, à la fin de l'année, ayant été nommé directeur de C.E.M à El-Kala- instruit par mon expérience initiale au niveau de la direction et craignant d'éventuels dépassement, je refusai catégoriquement la proposition de Mr FilAli, remettant à plus tard, son information au sujet de mon souhait de réintégration de la circonscription. Le lendemain de cette proposition et de mon refus, Mr Filali me téléphona pour me demander de passer à son bureau. Je le rejoignis et dés que nous fûmes seuls, il me dit : ‘’ agissons en hommes responsables !...Je suis chargé par Mr le Wali de vous proposer le poste de chef service de la culture. Après quelques instants d’hésitation et de réflexion, et ne pouvant dire ’’non’’ une deuxième fois, j’acceptai la proposition. Une nouvelle page venait d’être tournée dans ma carrière.

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II- Ma carrière professionnelle
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- à Skikda
. Secteur de l'éducation
. secteur de la culture
A la même époque, l’arrivée à Skikda d'un nouveau Chef de daïra (Sous- préfét) allait quelque peu diversifier la nature de mes activités. C'était Mr Boubekour qui venait de Constantine et que j'avais connu dans le passé. Dés la première réunion organisée au niveau de ses services, nous renouâmes nos liens d'amitié. Un jour, au cours d'une discussion, il m'apprit qu'il était à la fois étonné et désolé par l'indigence de la ville. Venant de Constantine, berceau de l'art et de la civilisation, il avait de quoi être étonné. Je lui donnai alors quelques informations sur de nombre et la situation des institutions culturelles de la ville et il me promit de me rappeler. Quelques jours passèrent. Un après –midi, il m'appela pour me demander de passer à son bureau après mon travail. Ce que je fis. Il me fis alors part d'un projet qu'il avait élaboré pour relancer l'animation culturelle dans la ville. Ce projet consistait à créer au niveau des quatre institutions de la ville :
théâtre municipal(photo), conservatoire de musique, école des beaux arts et centre culturel Aissat Idir, des conseils de contrôle et de surveillance (CCS), de les doter de l'autonomie administrative et financière et de choisir pour chacune d’elle, un directeur. Après discussion sur les chances de réussite, j’adhérai finalement à son projet. Une réunion plus large, réunissant les personnes impliquées dans le secteur de la culture fut décidée. Sa date fut arrêtée et la daïra( sous-préfecture) devait se charger de lancer les invitations.
Au cours de cette séance de sensibilisation, Mr Boubekour présenta aux invités les grandes lignes de son projet. Un débat s'ensuivit et tout le monde applaudit à cette initiative.
D'autres réunions furent alors envisagées, avec à charge des propositions avec C.V. pour les postes de directeurs et les membres devant constituer les conseils de contrôle et de surveillance. L'idée fit le tour de la ville et reçut un accueil très favorable de la population. Après plusieurs rencontres au cours desquelles on décortiqua les dossiers des différents postulants, le chef de daïra arrêta la liste des directeurs des quatre institutions et des membres de leurs conseils. Je fus alors désigné comme président du conseil de contrôle et de surveillance du théâtre municipal avec Mr Mohamed Bouteben comme directeur, le chef de daïra gardait, pour sa part, le contrôle général sur les activités de chaque institution. Une charge de travail supplémentaire et une nouvelle responsabilité pesaient sur mes épaules. Le théâtre municipal, situé en plein centre de la ville, un bijou ou un diamant au doigt d'une belle femme. Il était, m'a t’on dit, la copie du petit Trianon ou de Paris ou une Scala de Milan en miniature. Mais son état, après une longue période d'inactivité, n'incitait pas à l'orgueil. La première réunion du conseil fut consacré à un état des lieux et l'on décida un toilettage général avant une quelconque reprise de l'activité théâtrale. Les moyens nécessaires à cette remise en état furent envisagés et la commune fut chargée de débloquer les fonds et de contacter les différents intervenants ou artisans. Petit à petit, le velours et la couleur devant envelopper les fauteuils d'orchestre, de balcons et de loges furent choisis, coupés et installés. Les différents corps de métiers: menuiserie, plomberie, serrurerie, sanitaire etc. avançaient, sous le contrôle vigilant du chef de daïra. Enfin, l’heure de la peinture arriva et l'on fut très exigeant sur cet aspect, voulant donner à notre théâtre une coloration agréable. Quelques années plus tard, Jane une jeune Anglaise, la femme de mon beau-frère Naaman vint à Skikda. Elle était professeur de français dans un lycée à Lancaster et devait préparer une thèse sur le théâtre français. Elle entendit ma femme et mes enfants dire tant de bien de notre théâtre qu'elle me demanda de le lui faire visiter et y prit même des photos pour illustrer son travail….lorsque les travaux d'aménagement furent terminés,l'on songea à recruter le personnel nécessaire à son fonctionnement. Vint enfin le moment d'élaborer les programmes d'animation et dés l'ouverture, il rencontra un très grande adhésion de la part de la population, notamment la jeunesse, sevrée depuis de nombreuses année de toute programmation artistique. Les spectacles présentés étaient très variés: pièces de théâtre, chorales, musique moderne, chaabi ou andalouse etc.…De nombreuses troupes étrangères y participèrent : française, italienne, turque, bulgare. Mais la représentation qui me laissa à l'esprit le meilleur souvenir fut le ballet chinois qui vint à Skikda en 1983.
Ce ballet composé d'une quarantaine de jeunes danseurs, garçons et filles, anima sur les planches un spectacle plein de grâce et d'élégance, aux couleurs chatoyantes. Ce fut un ravissement pour les yeux. La responsable du groupe, une dame d'une cinquantaine d'années était membre de l'assemblée nationale chinoise, Avant le spectacle, et pour ne pas déroger à nos habitudes, nous organisions pour nos visiteurs, une petite excursion en autocar pour leur faire découvrir les beautés de notre ville.
Des quinzaines économiques et culturelles étaient également organisées dans la ville. J’étais souvent impliqué dans la préparation et le déroulement de ces manifestations. Il m'arrivait aussi, parfois de faire partie de délégations se rendant à Annaba, Constantine et surtout à Alger à la recherche de personnes ou de groupes pour participer à l'animation de ces quinzaines. Skikda avait retrouvé des couleurs et de la joie de vivre.
Les rendez-vous
" cap " sur l'histoire et les personnalités chaque lundi,
" vagues " ( la géographie et les voyages) chaque vendrediet
" phare" selon les évènements.



Fait par Rima
Pas de violence, c'est les vacances