1 2 3 4 5 6 7 8 9 10    
Lundi 28 Janvier 2008
Par  Mr Belhadj-Mosteepha Abdelmalek

Note du Webmaster :
Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.

Le Webmaster


Suite.... CULTURE
Les chantiers culturels

En dehors du mois de Ramadan, l'activité culturelle n'avait jamais baissé d'intensité: plusieurs festivals de musique moderne, chaabi andalouse ou folklorique furent organisés, des caravanes culturelles sillonnaient la wilaya: à Azzaba, El–Harrouch, Collo, Ramdane-Djamel, Hamadi-Kroouma, Stora; nombreuses récompenses distribuées aux meilleurs, artistes on associations; soirées théâtrales animées par des troupes professionnelles ou d'amateurs; organisation du concours de la meilleure troupe de théâtre d'enfants: celle du théâtre de Skikda, composée en majorité d'anciens élèves de l'école El-Ghazali de Mr Djebbar fut classée première. Lors de la finale nationale à Constantine, elle décrocha la première place puis récidiva à Tunis lors de la finale maghrébine. Ce fut une consécration du travail entrepris par les animateurs de cette jeune troupe.

Toujours dans le domaine du théâtre, un festival fut subventionné et organisé à Zitouna, un autre à Skikda et une action entamée au niveau de quelques établissements scolaires pour la formation de comédiens.

Le cinéma retrouvait aussi une place de choix avec l'organisation à Collo, sous la houlette de Mr Belabed du deuxième festival de cinéma amateur qui connut un grand succès grâce à la notoriété des cinéastes, présents et grâce, également, à la qualité de leurs productions. Ce  festival fut suivi par des journées d'information et d'initiation au maniement de la caméra et à la technique des prises de vue. Il y eut enfin, deux journées destinées à familiariser les jeunes avec les moyens audio-visuels.

Une émission télévisuelle fut également tournée à Skikda par le réalisateur de l'ENTV(télévision algérienne) de Constantine Aziz Choulah. Le succès remporté par celle montées précédemment par ses collègues Hazourli et Aissaoui l'encourage à leur emboîter le pas. L'émission s'intitulait: "Hna Houna", nous sommes ici. Plusieurs sites furent retenus pour le tournage: il commença par filmer les hauteurs de la ville, Les remparts datant des époques romaine et française et appelés par les Skikda: "les sept puits" la, je rappelai brièvement l'histoire de la ville, puis il y eut une sortie en mer avec la visite du phare "srigina", un tour de chant place des Martyrs avec la découverte du jeune chanteur Djamella visite des magnifiques lieux que sont la gare ferroviaire, la banque centrale, la poste et enfin l'hôtel de ville avec ses grandes salles, ses splendides mosaïque, ses nombreux tableaux  qui étaient accrochés dans le bureau du président de l'APC ( la maire) ,on me demande de commenter les tableaux qui y étaient accrochés : il y avait, peint sur isorel ou carton mâché "le veuf" de Raffaili, valant une fortune, plus d'un milliard de centimes , disent les connaisseurs; "les paysages de Paris" par utrillo, notamment le quartier de Montmarte, "le couple marocain" établi par Etienne devenu Nacer Eddine Dinet après sa couversion à l'Isalm,"les gorges d'El-Kantara" par Ortéga, " la femme sur le divan" de bouregeois et dans la salle de réunion, une reproduction en tapisserie  par les Gobelins, du tableau de Delacroix: "les femmes d'Alger".

Toutes ces œuvres étaient gardées jalousement et maintenue en excellent état. Par ailleurs, le musée de la ville venait d'être aménagé, beaucoup de statue et statuettes, de pièce de numismatique, de sarcophage et d'armes datant de l'empire colonial français y étaient rassemblés et Aziz Choulah y tourna quelques séquences avec le chanteur Ahmed Chekkat.

Parmi les activités programmées en  vue de la relance du secteur, la littérature, les conférences et le mouvement associatifs jouèrent un rôle important: ainsi de nombreuses conférences furent données aux théâtre communal en littérature, il y eut un concours de la meilleur ouvre poétique et un séminaire sur " la littérature et la pensée". Le mouvement associatif généra ou redynamisa de nombreuses associations: celle relative à l'histoire et l'archéologie organisa des journées d'études autour de ce thème; l'association d'informatique renouvela son chantier d'été et celle des "amis de la mer", à caractère écologique, programma de nombreuses sorties nautique, édita la revue "Le courrier de la Mer", organisa une semaine d'information sur l'environnement et lança un grand concours national "environnement et enfant" ouvert aux écoliers des cycles primaire et moyen dans les rubrique poésie et dessin.

Le théâtre restait cependant le maître des arts: "Abou el founoune" dit-on c'est ainsi que profitant du passage de la troupe du théâtre régional d'Oran et la présentation d'une de ses pièces, la wilaya et la commune de Skikda décidèrent d'organiser un hommage au dramaturge algérien Abdelkader Alloula, que dieu ait son âme. Des séquences de quelques unes de ses pièces furent interprétées par les jeunes comédiens du théâtre communal et une très chaude ambiance régna tout l'après-midi. Mr le Wali assista personnellement à cette cérémonie et lui remit un cadeau, un portrait du comédien dessiné par un peintre de la ville. Alloula fut très ému par cette marque de considération et remercia chaleureusement ses initiateurs. Skikda peut se targuer d'avoir honoré et rendu hommage à Abdelkader Alloula de son vivant.


 

Lire les parties précédentes en cliquant sur: Cap

.....et les autres
J'ai demandé l'année passée à Monsieur Belhadj-Mostepha Abdlmalik un petit article pour le blog de Srigina, il a préféré rédiger ses mémoires. Mes relations avec lui date de la fin des années 1980 et je vous dis franchement que personnellement j'ai appris beaucoup de choses en mettant en ligne
Son autobiographie .
Je lance un appel aux femmes et hommes de Skikda pour qu'ils fassent de même.

Safir
Lundi 21 Janvier 2008
Par  Mr Belhadj-Mosteepha Abdelmalek

Note du Webmaster :
Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.

Le Webmaster


Suite.... CULTURE
Le Wali Aoued Benabdallah

 

Puis ce fut la coupure. Une nouvelle organisation administrative intervint. Les divisions furent remplacées par des directions de wilaya et le ministère de la culture disparut de l'organigramme du gouvernement. Les centres culturels furent placés sous la tutelle de la direction de la jeunesse et des sports, mon personnel rattaché à d'autres secteurs: éducation, jeunesse et sport, agriculture. Je me retrouvais tout seul, en position de chômage technique. Je me gardais que la grande salle ou était réuni le fonds  culturel que j'avais amassé, les autres locaux servant de siège à la daïra de skikda( sous-préfecture. N.DR.L). Cette période fut assez pénible pour moi à cause de la rupture qui intervenait après une intense activité, à cause de la déperdition des efforts que j'avais fournis pour organiser le secteur de la culture dans la wilaya. Tant d'efforts anéantis, tant d'espoirs évanouis, tant de projets abandonnés, tant de foi et d'enthousiasme réfrènes pour déboucher sur une inaction paralysante. Au milieu de mes objets dans la grande salle, j'en étais réduit aux rêveries, non pas de promeneur de Rousseau mais du penseur solitaire. Je revoyais défiler devant mes yeux les scènes sur les planches du théâtre municipal lors des festivals, les expositions des tableaux de peinture des sculptures, les soirées du festival de cinéma de Collo, les défilés costumes le long de la rue Didouche Mourad et les représentations données au théâtre romain par des troupes étrangères venues à skikda dans le cadre d'un contrat entre le groupe d'Alger Nedjma et l'office communal du tourisme, etc..etc.. Cela dura environ une année. Entre temps, la direction de l'éducation avait demandé et obtenu de la wilaya qu'on met fin à mon détachement. Elle m'avait alors réintégré en son sein et m'avait même effet sur un poste d'inspecteur sans même m'avoir consulté, cette affectation  resta lettre morte. Un matin de l'année 1992, deux appels téléphonique parvinrent à la maison l'un émanait de la direction de l'éducation, l'autre de la wilaya. L'après-midi même, je me rendis à cette dernière et fus introduit auprès du chef de cabinet qui, tout de go , me dit: "ou étiez-vous" on  vous à cherché de partout! Il me fit savoir que le Wali ( Gouverneur de province en Belgique ou Préfet en France N.D.R.L) désirait me voir, mais comme il était en réunion, je devais repasser après cinq heures.

 

 

A l'heur convenue, je fus présenter à Mr Aoued Benabdallah qui m'accueillit avec beaucoup d'égards puis me demanda de lui dresser un tableau succinct du secteur de la culture tes que je l'avait laissé. A la fin de l'entrevue il sollicita, pour le lendemain, un état plus détaillé, notamment des institutions culturelles. Ce qui fut fait-il m'informa alors qu'il m'investissait de sa confiance et de toute sa considération et que je devais reprendre mon travail. De la confiance et de la considération, il n'en fallait pas plus pour que je reprenne mon bâton de pélerin. Oublié l'année passée à "me ronger les freins". Depuis ce jour, je fus appelé directeur de la culture et considéré comme tel à travers toute la wilaya bien que la direction n'existât pas officiellement.(Dans la photo, on voit le wali au centre avec les lunettes et le webmaster avec des lunettes aussi premier à partir de la droite. Mr Belhadj entre les deux et derrière des enfants. C'était l'année 1992 : le concours national de l'enfant et l'environnement )

Seul, sans bureaux, sans personnel, sans moyens, j'étais toute la direction. Les contacts avec Mr le Wali se faisaient soit directement à travers de courtes intervues, soit par communications téléphoniques. Tous mes déplacements notamment hors de Skikda,j'utilisais soit mon véhicule personnel soit l'un de ceux de la wilaya. L'encouragement venu de haut galvanisa le secteur de la jeunesse qui se remit à activer de plus belle et le mouvement associatif fut conforté dans son engagement. De nombreuses manifestations furent alors programmées: parmi celle-ci,  et à l'approche du moi de Ramadan, nonobostant d'autres activités, le quatrième art allait retenir toute mon attention. Je pris contact avec les directeurs successifs du théâtre régional de Constantine qui étaient mes amis Hadj-smain puis Salim Merabia, que dieu ait son âme et avec les comédiens dont je connaissais plusieurs pur commander la présentation de quelques pièces de leur répertoire.

 

 

Jeme rendis également à Alger ou je pus obtenir l'accord des comédien Omar Guendouz et Sonia pour venir évoluer sur les planches de notre théâtre lorsque Sonia arriva en plein moi de Ramadan, je la conviais chez moi avec ses deux collègues  accessoiristes pour rompre le jeune. Elle fit alors la connaissance de ma petite famille, femme et enfants qui l'accueillirent avec beaucoup de respect et d'amabilité. Après un dîner très apprécie et un café bien garni le sens de l'hospitalité cher aux Algériens oblige, je la ramenai au théâtre, où la présentation  de son monologue "Fatma" valut un triomphé de la part d'un public skikdi connaisseur. Quant à Omar Guendouz, un vétéran des planches, son art consommé de la comédie enchanta les spectateurs.

Pendant ce mois de Ramadan, et parallèlement aux activités se déroulant au théâtre, les deux centres culturels de Skikda contribuèrent aussi à animer les soirées des visiteurs. Au centre Aissat idir, dirigé par Mr Said Zenir, un ancien de Bordj-el-kifan, plusieurs manifestations étaient programmées: soirées musicales, projection de films, club du jeudi englobant diverses activités, exposition organisées par la section scoute du centre etc… Le centre Ahcène Chebli, géré de main de maître par Mr Farid Boukahla, homme de culture et musicien chevronné présentait de son coté des défilés de modes ou rivalisaient plusieurs couturières de la ville avec des robes traditionnelles ou modernes, un hommage aux vieux musiciens et aux vieux chanteurs de la ville qui prouvèrent qu'ils avaient encore de bonnes cordes vocales, des exposition d'arts plastiques et différents concours de jeux d'échecs, de belote et concours de coiffure qui vit défiler quelques-unes des plus belles têtes de la ville.

Des soirées musicales étaient également organisés à Collo, Azzaba et El-harrouch tandis que le centre culturel de la ville animait les veillées de Ramadane-Djamel (Saint Charles. N.D.R.L).

 

Lire les parties précédentes en cliquant sur: Cap

.....et les autres
J'ai demandé l'année passée à Monsieur Belhadj-Mostepha Abdlmalik un petit article pour le blog de Srigina, il a préféré rédiger ses mémoires. Mes relations avec lui date de la fin des années 1980 et je vous dis franchement que personnellement j'ai appris beaucoup de choses en mettant en ligne
Son autobiographie .
Je lance un appel aux femmes et hommes de Skikda pour qu'ils fassent de même.

Safir
Lundi 14 Janvier 2008
Par  Mr Belhadj-Mosteepha Abdelmalek

Note du Webmaster :
Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.

Le Webmaster


Suite.... CULTURE
La télévision

Par ailleurs, et compte tenu du la richesse et de la variété du patrimoine artisanal de la wilaya, j'eus l'idée de créer un fonds culturel et j'amassai dans une grande salle des objets en vannerie fabriqués par un artisan de KerKera( photo prise par mes soins à Kerkera. Le webmaster) : des corbeilles, un fauteil, une glace, un oiseau et une dépoussiéreuse; des coffrets à bijoux et des cadres utilisant des coquillages exécutés par Mr  Younes, Que Dieu ait son âme; des services à café et à eau , des vases ,des bougeoirs, des cendriers, des cruches et un service à épices fabriqués par potier d'Ain-Kercha; du macramé : un rideau , un lustre, trois poste-pots et des décorateurs de coin, des tableaux de peinture réalisés lors des différents concours et six petits tableaux en pyrogravure  achetés à l'artiste Mohamed Bboudjema, Que Dieu ait son âme.  Ce fonds culturel devait être utilisé lors des expositions ou des différents échanges inter-wilayas. Le cinéma et la télévision  furent également à l'honneur: invité à participer à un festival international de cinéma amateur, notre jeune cinéaste Abderrazak Belabed fut envoyé à Bruxelles pour montrer son travail et représenter la wilaya.
Les réalisateurs de l'antenne de Constantine de l'E.N.T.V ( Télévision algérienne) s'intéressèrent à notre contrée: Mr Mohamed Hazourli me contacta et me fit part de son désir d'inclure notre wilaya dans le scénario de son documentaire :" El-Djisr-el-Kabir" le Grand pont, regroupent des chanteurs algériens et même  Lybiens. Parmi les nôtres, il y avait Hakim Salhi ,Mohamed Rachedi, Hamdi Bennani etc…

Lors de tournage , il y ent  des  représentations sur  sur la place de SKIKDA et une sortie en mer au cours de laquelle j'eus l'occasion de rappeler quelques épisodes de l'histoire de la ville et notamment l'évolution du nom de Skikda depuis l'événement des Phéniciens, les présences romaine et Française à nos jours: les Phéniciens, grands navigateurs et commerçants fondèrent le comptoir d'Astora ,devenu aujourd'hui Stora, port de plaisance et coin de villégiature des Skikdis en période estivale. Pour guider les bateaux , un grand feu était allumé sur le mont Bouabbaz qui surplonde la mer. Il était appelé "Ras-IKada"  traduction littérale : le tête du feu. Avec les Romains ce nom devint Rusicade et les Français, en hommage à leur souverain Louis Philippe  donnèrent à la ville le nom de Philippeville qu'elle garda jusqu'à l'indépendance pour redevenir Skikda, par référence à Rusicade.

Informé par son collègue des conditions d'accueil et de tournage, le réalisateur Ali Aissaoui manifesta le souhaite de prendre Skikda et Constantine pour théâtre de son émission télévisée "El-Gamra", la lune( Photo prise en 1990. Elle regroupe les chanteurs qui ont participé  à l'émission de  télévision "El-Gamra" . Je  ne  sais pas  si  Mr Belhadj-Mostepha  l'a  vu  ou  non,  je  la  montre  en  précisant  qu'il est  assis  3 éme  à partir  de la  gauche.  Le webmaster  est  assis  le  premier  à partir  de  la  gauche.  Le webmaster).

Ses prises de vue déroulaient tantôt au Djebel-Ouahch de Constantine, tantôt à Stora par temps de pleine lune. Nous eûmes l'occasion de découvrir alors la jeune chanteuse Yamina à la voix si mélodieuse, le musicologue Noubli Fadel qui composa le générique de l'émission et surtout un vieux paysan qui, gestes à l'appui, expliquait quelques éléments de météorologie traditionnel en fonction de la position du croissant lunaire: bonne ou  mauvaise pluviométrie à l'adresse des agriculteurs. A Skikda, l'on eut droit à des sorties en mer,  à des chansons se rapportant à la lune, des explications du "Commondant" concernant la pêche durant cette période, une évocation des premiers pas sur l'astre effectuées par Niel Arùstrong que j'observais à lors en colonie de vacances à Chetaibi (ex Herbillon N.D.RL ) et enfin une soirée animée par un orchestre constinois de musique andalouse juste à l'entrée du tunnel donnant sur la Corniche menant aux plages de Miramar et du ravin des lions. Ce furent des soirées mémorables qui égayèrent la ville et enchantement acteurs et réalisateurs. L'un des facteurs de la réussite fut, sans conteste, la précieuse collaboration de monsieur Abdeslam Benlarbi, sous-directeur à la direction des transports de la wilaya, dans la mise en place des conditions de réalisation et pour son intervention durant l'émission. Qu'il en soit remercié!

Ali Aissaoui utilisa également l'hôtel  Es-Salam et la plage Ben-M'hidi( ex Jeanne d'arc.N.D.R.L) à Skikda pour tourner un épisode de son feuilleton désopilant "Aissa Story". Ces deux dernière opérations eurent lieu en 1990, année qui vit également le déroulement de plusieurs manifestations: un concours de jeux d'échec, le huitième, festival du théâtre amateur,  la commémoration de la journée international de l'environnement, un chantier d'informatique à l'occasion du 20 Août, la présentation de films par le cinébus et des activités culturelles pour rappeler la date du déclenchement de notre révolution.

Lire les parties précédentes en cliquant sur: Cap


Lundi 07 Janvier 2008
Par  Mr Belhadj-Mosteepha Abdelmalek

Note du Webmaster :

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.

Je suis ( portant des  lunettes) avec Mr Belhadj-Mostepha Abdelmalek (il est 2éme à partir de la guache):Distribution des prix au théatre de Skikda le 1 er juin 1994. Journée internationale de l'enfant.

Le Webmaster


Suite.... 
CULTURE

Ce fâcheux contre- temps ne me découragea pas pour autant et les différentes activités furent poursuivies: animation et contrôle des centres culturels, participation des poètes Hassan Chelia et Abdelwahab Bounab au festival de poésie populaire à El-Bayadh, chantier informatique organisé par la jeune et dynamique association de Skikda, concours d'art dramatique ouvert aux troupes des centres culturels et un autre ouvert pour les échéphiles de la wilaya Par ailleurs, et à la demande du président de la ligue  des jeux d'échecs, Mr Kabouya un tournoi international fut organisé dans les salles de l'hôtel de ville; plusieurs joueurs y participèrent, et parmi eux quelques étrangers. Le succès de cette rencontre permit la relance de ce jeu à travers la wilaya.

Contrairement aux autres chefs-lieux de daïra, la commune de Collo ne possédait pas de centre culturel pour organiser l'animation de la ville. Mr Belabed m'informa alors de l'existence d'une église désaffectée à l'entrée de la ville(photo).

Je pris attache avec les services du domaine concernés pour son éventuelle cession et l'accord)  obtenu, je chargeai Mr Belabed de faire l'inventaire des lieux et des travaux d'aménagement nécessaires. Une demande de subvention fut alors introduite auprès du budget de la wilaya et Collo put enfin être dotée de grandes salles et d'une bibliothèque pour abriter les manifestations, c'est d'ailleurs dans ces lieux que le mouvement scout de la ville organisa la commémoration du vingt-septième anniversaire de la mort d’un ancien de ses membres, le chahid Abdelhak Kouicem.

 Plusieurs ex-Officiers de l'ALN, dont Abderrzak Bouhara ( actuellement il est vice président du sénat et ancien ministre de la santé. NDRL )

et Lakhdar Bentobbal (le puissant ministre le l'intérieur du gouvernement de la révolution.NDRL) furent  convies à cette cérémonie. Ayant été l'ami de chahid( martyr .NDRL), je fus également invité à y participer. Abdelhak, que dieu ait son âme, mourut le 16 mars 1962, trois jours avant le cessez-le feu mettant un terme à notre guerre d'indépendance ; ce fut un ex-collègue, Mr Mohamed Kadid, compagnon d'armes du chahid, qui m'avait raconté les circonstances de son décès Abdelhak revenait de la région de Guelma à la tête d'un groupe de moudjahidines et se dirigeait vers une destination ou il devait être promu au grade de commandant. Prés de la commune d'Ain–Zouit, distante de prés d'une vingtaine de kilomètres de Skikda, un hélicoptère de l'armé  française les repéra et se mit à les attaquer. Abdelhak et quelques uns de ses compagnons périrent dans cette opération de laquelle Mr Kadid sortit indemne. Je fus très peiné par le récit de mon collègue et de la mort de mon ami à la veille du cessez-le –feu. Abdelhak, originaire de la ville de Collo était arrivé à Constantine durant l'année scolaire 1953-54. Il exerçait, la nuit la fonction de maître d'internat à la médersa, L’ex-lycée Franco-musulman actuellement lycée Hihi Mekki et pendant la journée, il venait suivre les cours au lycée d’Aumale. C'est ainsi que je l'avais connu. Nous nous asseyions côte à côte sur une table au fond de laclasse et nous étions devenus amis. Le soir, après les cours, nous faisions de longues promenades qui nous faisaient emprunter les tunnels de l'ex-Boulevard Joly de Brésillon, jouxtant le pont suspendu, près de l'hôpital. C'est au niveau de ces tunnels, où, profitant du coucher de soleil et de l'absence de promeneurs, il se mettait à chanter. Abdelhak avait une voix magnifique. Il interprétait surtout les chansons orientales et m'informait souvent des dernières nouvelles de la chanson égyptienne  ou libanaise. C'est d'ailleurs lui qui m'annonça l'arrivée d'une prochaine vedette de la chanson: Abdelhalim Hafed . Comme j'étais moi-même fan des chansons égyptiennes, j'écoutais avec délectation ses interprétations. Notre amitié se consolida et nous devînmes inséparables. L'année scolaire 1954-55 arriva et avec elle le premier novembre, date du déclenchement de notre révolution. En cours de discussion, Abdelhak m'apprit qu'il avait fait son service militaire dans l'armée française et cette information ne change rien à nos habitudes. Fin février ou début mars 1955, arrivant pratiquement au terme de notre promenade, nous nous arrêtâmes sur la petite placette se trouvant à l'entrée du pont sus pendu il commençait déjà à faire presque nuit. Abdelhak entama  alors la célèbre chanson de Mohamed Abdelwahab: "Ayouha rakidoune tahta tourab" O vous qui dormez sous terre! "

J'accompagnai, comme d'habitude, Abdelhak au lycée franco-musulman et ce fut la dernière fois que je le voyais car ni le lendemain, ni les jours suivants, il ne me rejoignit au lycée ; plus tard, j'appris qu'il était monté au maquis et rejoint les rangs de l'ALN( armée de libération nationale.NDRL). Je me remémorai alors la dernière chanson  qu'il m'avait inter prêtée- Etait ce une prémonition et sentait-il déjà, qu'il ne sortirait pas vivant de cette guerre. Il avait pris soin de ne rien laisser paraître et chaque fois que je pense à lui, je suis tout retourné.

Une stèle avait été érigée à sa mémoire à l'endroit ou il était tombé. Mais plusieurs années après son érection, elle n'avait pas encore été inaugurée. En 1994, dernière année de ma carrière professionnelle, je m'étais dit que si je n'intervenais pas, elle ne le serait peut-être jamais. Avec le concours actif de Mr Hafsi, président de l'APC(conseil communal.NDRL) d'Ain-Zouit et du chef de daïra de Skikda, nous réunîmes les conditions de son inauguration. Et elle le fût, malgré les circonstances difficiles que traversait notre pays, à la date anniversaire de sa mort, soit le 16 mars 1994. Une grande émotion m'avait envahi alors que je racontais quelques épisodes de notre amitié une école de Skikda porte son nom ainsi que le CEM et la rue principale de Collo. Je garde de lui trois photos une première, avec les élevés de la classe, prise dans la cours du lycée, une deuxième ou nous étions, lui et moi, dans la forêt de pins se trouvant  derrière le lycée Hihi el Mekki et enfin, une troisième, photo d'identité dédicacée: "à mon cher Abd –el- Malik, en souvenir de notre sincère amitié et notre année  scolaire 53-54 (puis) 54-55! Le 19-3-54"
" Que dieu ait son âme"

L'évocation du nom du chahid Hihi Mekki me rappelle un incident mélodramatique: son frère Bachir était mon camarde. Nous étions en classe de première au collège moderne, actuellement lycée Youghourta. Nous venions de recevoir un nouveau professeur de dessin, un français d'origine espagnole, grand et costau- lors de la première séance, il décida de relever les noms des élèves qu'il questionnait l'un après l'autre: "comment t'appelles-tu!" il arriva à Bachir à qui il posa la même question: "comment t'appelles-tu? Tout simplement, et l'élève répondit en insistant davantage sur les "I-I monsieur! Alors, le professeur se leva de sa place, se dirigea vers lui et arrivant à son niveau lui dit "tu te fous de ma g" et lui administra une claque magistrale. Alors, le chef de classe, un Français, se leva  et n'arrivant pas lui aussi à prononcer les de Hihi, explique le nom de l'élève. Alors, le professeur, sans prendre le soin de s'excuser, rejoignit son bureau et continua son travail.

Durant l'anneé 1989, j'eus également l'occasion d'organiser un autre hommage, celui- la à un moment de littérature algérienne: Kateb yacine. Un professeur à l'université de Constantine, originaire de la wilaya de skikda, Mr Driss Boudiba m'informa de la cérémonie organisée à Constantine en hommage à l'écrivain et une demanda si l'on ne pouvait pas en faire de même à Skikda l'accord de mes supérieurs me conforta dans mon idée et le programme arrête fut organisé au théâtre municipal de Skikda: exposition de photo, conférences données pas des maîtres de l'université de Constantine, lecture de passages de son texte fétiche Nedjma et pièce inter prêtée par la troupe du théâtre régional de constantine.


Lire les parties précédentes en cliquant sur: Cap


Lundi 31 Décembre 2007



M.Abdelmalek - Belhadj - Mostafa( à droite ) lors d'une interview que j'ai donné au correspondant du quotidien "Alger républicain". C'était en 1992 au théâtre municipal de Skikda
. Mes relations professionnelles et associatives avec Mr Belhadj  remontent à 1986 .


Préface

Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
safir

Lire les parties précédentes en cliquant sur: Cap


 
 
CULTURE

Un autre festival fut organisé  pour commémorer l'anniversaire du déclenchement de révolution, le premier novembre. Madame Bettina fut de nouveau invité en compagnies d'un jeune peintre de Guelma, plein d'avenir, Mr Himeur.

Dans le chapitre art dramatique, plusieurs manifestations furent également organisées: durant les vacances scolaires de printemps, le théâtre de Skikda abrita la septième édition de son festival avec la participation de troupes venant de Constantine, Annaba et d'ailleurs. Pour animer les soirées du ramadan, plusieurs groupes furent invités et pour commémorer la date du premier  novembre, la troupe théâtrale de  Skikda et celles des centres culturels, notamment Ramdane Djamel se produisirent sur les planches et obtinrent beaucoup de succès auprès du nombreux public présent.

En ce qui concerne la musique, de nombreuses soirées, chaabi, moderne ou andalous furent montées aussi bien à Skikda, Collo, Azzaba ou El-Arrouch. Par ailleurs, la troupe El-Afia de Skikda fut envoyée à Blida pour participer à un festival de musique chaabi.

Le cinéma eut également sa part d'activités : au mois d'août et à l'occasion du premier novembre, un contact avec les responsables du centre national du cinéma d'Alger nous permit d'avoir à  notre disposition des cinébus qui animèrent les soirées des quartiers périphériques de Skikda et de nombreuses autres communes.

En aout, ent lieu également le festival du cinéma amateur de collo sans la direction de Mr Abderzak Belabed, animateur culturel sorti de Bordj-el-Kifan et cinéaste, en présence du réalisateur de l'ENTV( télévision) de Constantine Ali Aissaoui. Plusieurs jeune cinéaste originaires de toutes les régions du pays furent conviés à cette manifestation et les projections de films, en présence d'un nombreux public agrémentèrent les soirées des colliotes.

Enfin, le souvenir d'un spectacle vu par le passé au cinéma ABC de Constantine me revint à l'esprit on y projetait un film adapté du drame de shakerspeare Hamlet dont le rôle était magistralement interprêté par Sir Laurence Olivier. Le débat qui suivit la projection dans le cadre du ciné-club fut très riche et très animé. L'idée d'en créer un à Skikda me parut plausible et surtout réalisable dans la mesure ou une salle de cinéma, le Rialto, situé en plein centre ville, étai toujours fermée.

Après consultation de mes supérieurs et nanti de leur accord, je pris contact avec les responsables de la cinémathèque algérienne, d'abord à Constantine puis à Alger ou je me déplaçai auprès de Mr Kareche, directeur général. Plusieurs questions furent soulevées aménagement de la salle équipement, recrutement du personnel etc… Quand tout sembla a plani, je fis venir Mr Kareche à Skikda pour une entrevue avec Mr Kareche à avec Mr Le Wali cette  rencontre mit fin à tous les obstacles et une date fut même arrêtée pour l'inauguration de la cinémathèque. Mais a la dernière minute, de nouveaux écueils jaillirent et la salle est aujourd'hui encore fermée.

Chaque lundi Srigina publie avec plaisir les mémoires de Mr  Belhadj-Mostepha et espére que d'autres personnalités qui ont marqué cette ville font de même.

Safir

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10