L'évocation de ce glorieux nom raviva en moi un triste souvenir durant cette année, nous étions à Skikda, en train de préparer, dans l'allégresse, la venue de notre
Président Mohamed Boudiaf, que Dieu ait son âme, et cette allégresse se transforma en une peine profonde à l'annonce de son assassinat. Certaines personnes furent inconsolables. Ce triste évènement, survenu avant l'exposition italienne, nous avait quelque peu refroidis, mais la vie finit par reprendre son cours et nos activités nous firent quelque peu oublier notre chagrin: journées d'études, exposition et chantier du 20 août en informatique, soirées musicales au théatre romain, à la piscine municipale, dans les centres familiaux de vacances et dans les centres culturels, concours d'arts plastiques et confection de fresques etc...Ce foisonnement culturel, s'il anima la ville et enchanta la population, ne laissa pas les médias indifférents. Certain es coupures de presse, conservées avec d'autres documents par devers moi en attestent:El-Watan du 2.3.1992: Skikda: animation culturelle en perspective; El-Watan, toujours, du 15.12.1992: Skikda: le réveil culturel; El-Moudjahid du 3.3.1992 : programme culturel varié; le Matin du 11.3.1993 : Skikda en fête; le Matin du 21.11.1992: exposition: Venise et ses anciens rapports avec Alger; Alger -Républicain du 25.11.1992: Skikda: faire connaissance avec Venise; Liberté du 21.11.1992: Skikda-Venise et Alger en exposition; Révolution Africaine du 26.11 au 2.12.1992 : Akger-Venise: la mémoire; El-Acil du 21.4.1993 relatant l'exposition de Madame Salesses:" les doigts d'argile ".du petit fils du dernier bey (Roi) de Tunis
" c'est par hasard que je viens d'ouvrir votre site que je trouve
merveilleux mais beaucoup de lacunes sur notre famille des Beys de Tunis dont
Si Mohamed Lamine le denier
souverain de Tunis est mon grand père Je trouve par la même occasion
beaucoup de pages vides et c'est bien dommage pour un si beau site
A l'avenir je pourrait vous envoyez toutes les documentations possible
ainsi des photos inédites
Merci de votre compréhensions et j'espère a bientôt
Mes amitiés "
Réponse du propriétaire du blog
(Algérie et Tunisie ), mais on dispose de peu d'informations sur ces hommes.
Contrairement à la Tunisie, l'histoire des deys d'Alger remonte à plus de 170 ans: notre dernier Dey ( Dey Hussein ) a quitté l'Algérie en 1830 vers l'exil,il mourut à Naples en 1838 et la bey de la province de Constantine( Hadj Ahmed ) mourut en 1850 en résidence surveillé à Alger après une lutte contre les français de 1830 à 1848. L'histoire des Beys de Tunis est plus récente ( le dernier Bey qui est votre grand père est mort en 1962) donc plus facile de prendre contact avec leur entourage pour apporter des témoignages précises sur une étape cruciale de la Tunisie contemporaine .
Par Mr Belhadj-Mosteepha Abdelmalek Vers le mois d'octobre de cette année 92, un contact fut établi avec l'institut culturel Italien domicilié à Alger. Il nous proposa l'organisation d'une exposition retraçant les présence arabo-islamiques à Venise et les présences venitiennes à Alger-Un petit fascicule imprimé à l'occasion, livrait sous la plume de son excellence l'Ambassadeur d'Italie à Alger, Monsieur Autonio Badini, les raisons d'une Exposition: retrouver dans le passé et revaloriser les fils qui ont lié l'Italie à l'Algérie, afin de tisser un nouveau rapport d'amitié et de collaboration entre les deux pays ,fondé justement sur une ancienne tradition d'échanges culturels et économiques. "L'exposition "Venise, images de la ville et anciens rapports avec Alger" organisées, rapports avec Alger" organisée en collaboration avec le comité des fêtes de la ville d'Alger nous était proposée et c'est bien sûr, avec beaucoup d'empressement que nous donnâmes notre accord. Cette manifestation fut préparée avec moult précautions: le lieu retenu fut le magnifique théâtre, situé en plein centre de la ville, l'organisation ciblée dans ses moindres détails et des contacts établis jusqu'ou jour de l'inauguration. Nos amis italiens furent enchantés par la chaleur de l'acceil qui leur était reservé et par les conditions logistiques prévues pour la manifestation. L'exposistion "Venise Alger, images de la lagune et anciens rapports historiques" utilisait des documents fournis par les Archives d'Eat Vénitiennes témoignant qu'entre venise, l'Empire Ottoman et les deys d'Alger existaient des rapports très intenses.
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Ils furent étounés par la ressemblance architecturale entre les maisons du "quartier napolitain" et celles de la ville de Naples. De la ville Skikda, cette exposition fut dirigée vers Annaba et je fus invité à son inauguration. Elle eut pour cadre la maison de la culture Mohamed Boudiaf.
Les femmes artistes
Le magnifique hall de l'hôtel de ville, celui du théâtre communal et, les salles des centres culturels étaient des milieux idoines pour la présentation d'expositions de la différentes natures: arts traditionnels à Oum- Toub celle des travaux des centres culturels à Ramdane Djamel qui fut rehaussée par la visite de Monsieur le Wali, expositions à l'occasion de commémoration des fêtes nationales ou religieuses: journée de la femme le 08 Mars, celle de l'enfance le 1er juin, journée internationale de l'environnement le 5 juin. Lors de cette dernière, je me souviendrai toujours de ce jeune garçon d'une dizaine d'années qui cartable dans une main, quelques branchettes de persil dans l'autre était rentré au théâtre pour admirer les photos exposées et demander des explications à propos de la protection de l'environnement.
Madame Zeggat
L'exposition présentée par madame Zeggat au théâtre fut un régal pour les yeux et provoqua l'engouement de la gent féminine de Skikda et des environs. Cette dame, avait confectionné de magnifiques atours qui enchantèrent les visiteurs: parures, bracelets, boucles d'oreilles, bagues etc…
La recherche dans la conception, l'ingéniosité dans la réalisation, le mariage subtil des formes et des couleurs conféraient à ses parures un raffinement de toute beauté. Madame Zeggat avait le génie de l'artiste et les doigts de la fée.
Madame Marie Thérèse Salesses

Une autre dame, Française née en Algérie, Madame Marie Thérèse Salesses
S'essaya à la sculpture sur argile, son fils était un ami d'enfance d'un mes gendres.
Lorsque ma fille Ahlam rendit visite un jour, elle découvrit ses modèles exposés dans le salon. Elle fut impressionnée par la finesse des traits et la fidélité des expressions sur les visages modelés. Elle lui demanda alors de la faire voir à son père. Ma visite confirma l'impression de ma fille. Ne croyant pas à son talent, Madame Salesses fut toute étonnée quand je lui proposai une exposition de son travail. Ses modèles furent d'abord présentés dans le hall de l'hôtel Es-Salam puis au centre culturel Ahcène Chebli où ils eurent un grand succés. Mon ami Ahmed Remita diregeait alors le centre culturel Mohamed–Laid El-Khalifa de Constantine. lui ayant, parlé de l'accueil chaleureux résevé au travail de Madame Salesses à Skikda, il me demanda de la solliciter pour une exposition dans son centre à l'occasion de la journée du 16 Avril, youm-El-Ilm commémorant le décès de cheikh Abdelhamid Benbadis. Que dieu ait son âme. L'artiste, puis qu'il faut l'appeler ainsi, fut enchantée par la proposition. Son exposition dura une semaine et fut primée lors de la cérémonie de clôture organisée à l'hôtel de ville de Constantine. Une légende, écrite par moi-même accompagnait l'exposition.
En voici le texte "Marie-Thérèse Salesses est une autodidacte. Maison son sens esthétique inné et la dextérité de ses doigts lui ont fait gravis les échelons de la hiérarchie artistique.
Ses sculptures sont un véritable régal pour les yeux la perspicacité de son regard lui a fait saisir les expressions qu'elle a sa traduire sur les visages de ses sujets, il est vrai, que de depuis sa tendre enfance, M.T Salesses était en contact permanent avec ce milieu algérien auquel elle adhère et dont elle se réclame. Ses peintures traduisent ses amours: la mer, les animaux, les fleurs et l'ensemble constitue l'expression d'un profond attachement à la nature. M.T Salesses qui ne croyait pas à la qualité de son ouvre est entrain d'une exposition à l'autre, de conquérir ses lettres de noblesse".
3- Pour les photos publiées dans cette partie je vais les reprendre demain pour plus de clarté. Monsieur Belhadj-Mostepha m' a promi de mettre à ma disposition quelques photos illustrant les oeuvres de Madame Salesses comme il va demander à ses connaisseurs de la contacter à l'étranger pour qu'elle nous envoyoit
d'autres :
-La 2 ème photo à gauche toujours le wali entouré du Maire et l'adjoint maire et le proriétaire du blog et en face Madame Zeggat et quelques femmes. (juin 1992)
-La 3ème photo en bas et à droite, on voit en premiére rangée Mr Belhadj-Motepha et deriérre lui Madame Salesses et la directrice du centre culturel français de l'époque assisant à une conférence que le propriétaire de blog donnait à l'occasion de la journée internationale de l'environnement. ( juin 1992)
- La 4 ème photo en bas, Madame Salesses et l'ex directrice du centre culturel français à Skikda assisant à une conférence que le propriétaire de blog donnait à l'occasion de la journée internationale de l'environnement.(juin 1992)
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Dans le courant du mois de Mai de cette année 92, à l'instar d'autres villes organisant des fêtes annuelles pour promouvoir ou célébrer la production d'un fruit ou la commémoration d'une tradition, Skikda décida pour la première fois, de fêter sa fraise, réputée, pour son goût et parfum à l'échelle nationale. La wilaya
s'associa à cette entreprise et l'on vit alors, Mr Mohamed Bouteben, Ex. directeur du théâtre devenu vice-président de l'APC ( commune) chargé de la culture et moi- même pour la wilaya, unit nos efforts pour la wilaya, unir nos efforts pour la réussite de cette action. De nombreuses réunions furent tenues et des comités
restreints mis en place pour repartir le travail. Des contacts furent pris et des délégations envoyées à travers le pays pour associer des artistes, des groupes musicaux ou folkloriques à la fête. La direction de l'agriculture fut sollicitée pour motiver les fellahs( les agriculteurs) et garantir une bonne représentation du fruit et une abondante commercialisation durant les trois jours de la fète. Parallèlement à la présentation du fruit, un riche programme sportif et culturel fut élaborés ainsi que de nombreux concours dont ceux de la meilleure production ouvert aux fellahs, celui de la meilleure tarte et de la meilleur vitre ouverts aux pâtissiers de la ville. De gros efforts furent déployés pour s'assurer d'une bonne logistique d'accompagnement: transport, hébergement, restauration, organisation de la cérémonie de clôture et distribution des prix à l'hôtel de ville. Pendant trois jours, la ville s'anima: défilé costumé des artistes, groupes folkloriques et tentes de nomades avec leurs chameaux sur les places publiques, présentation des casiers de fraises en face de l'hôtel de ville, soirées artistiques au théâtre romain compétitions sportives: football, cyclisme, course à pied, arts martiaux, body-building et vitrines de pâtissiers présentant de magnifiques tartes pour faire saliver les gourmands et aussi .
Les gourmets .Au niveau du marché et dans les rues voisines, le fruit était rendu à la population Skikdie De nombreux étrangers à la ville profitèrent de la circonstance pour ramener à leurs familles cette denrée si appétissante. Les tartes prévues pour le concours furent présentées à l'hôtel salam et un jury composé de fins connaisseurs dévoila son classement. La cérémonie de clôture, avec distribution des prix eut lieu à l'hôtel de ville en présence des autorités locales dont Mr le Wali et le président de l'APC et au milieu d'une chaude ambiance la fête eut un grand succès, un succès qui dépassa nos espérances et, depuis cette manifestation, la fête de la fraise de Skikda est devenue traditionnelle, chaque mois de mai, moment ou la production est la plus abondante.
La fête de la sardine
Si la fraise abonde et fait la réputation de l'ancienne Rusicade, la sardine, Contrairement à celle de Marseille qui avait bouché le port, brille dans les eaux colliotes de mille et un éclats. Sa qualité et son intérêt commercial, sa grande abondance aussi, incitèrent les autorités de la ville de Collo à lui consacrer une fête. La commune, aidée en cela par l'association des Amis de la mer, organisa une grande manifestation: sortie en mer des pécheurs, présentation de casiers chargés des poissons, grillade et dégustation de celui-ci en plein centre-ville lors d'un concours, exposition, soirées artistiques, conférence suivi de débat etc… Collo a eu sa fête, une fête réussie ainsi elle n'avait pas à être jalouse de sa grande soeur, Skikda.
Monsieur Belhadj-Motepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a , au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, zélée et bien remplie, exercé successivement les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de la langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres de colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après -indépendance mais aussi le ressentiment et l'espoir souvent déçu. D'une plume acerbe, il pourfend la bêtise et l'infâmie et glorifie le génie et le sens de l'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été le témoin de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtième siècle. Son autobiographie, agréable à lire, recèle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personnalité.
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....... " La commune, aidéé en cela par l'association des Amis de la mer" : Je dois dire à Monsieur Belhadj-Mostepha, que la fête de la sardine a été organisée par l'association des amis de la mer sans aucune coordination avec la commune de Collo. Au contraire, le maire de l'époque a assisté à cette fête en qualité d'invité...........


La Wilaya de Mascara organise une semaine culturelle à Skikda du 19 au 25 juillet 2008