Jeudi 2 septembre 2010
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Prologue
J'ai lancé récemment un appel pour l'envoi des écrits et photos du port de
Stora. J'ai reçu de la part de Madame A.P de France cet écrit avec deux photos de classes qui remontent aux années 1958 et 1959. Je la remercie vivement et je vous propose ces articles tirés d'un
livre ancien en plusieurs parties. L'intitulé du livre n'est pas connu, mais je pense qu'il s'agit de la Revue Africaine. Donc, on traite le Port
Romain de Stora, mais en réalité tous les ports algériens dont celui de Stora ont
été construits par les phéniciens. Les Romains après la chute de Carthage ont utilisé ces ports puniques et ils
s'intéressaient plutôt à l'intérieur des terres. En Algérie, ils ont bâti Timgad (ville militaire), Djemila, Tipaza, Tébessa et autres. Les romains étaient des terriens et non
des navigateurs comme les autres peuples maritimes : Phéniciens, Grecs, viking et polynésiens
L'Administration de l'Annone chez les Romains
Avant d'examiner les rouages de la grande administration nécessitée par cet important service; avant
de montrer quels étaient les ressorts de ce socialisme véritablement merveilleux pour ces temps reculés, et dont l'unique tort était de ni profiter qu'à une faible parie de l'humanité, celle qui
jouissait du droit de cité romaine, au détriment des innombrables populations soumises, étudions l'histoire de cette organisation.
Jusqu'aux Gracques, les édiles, en faisant acheter par l'Etat, pour les revendre aux citoyens, de
grandes quantités de blés en Etrurie, en Ombrie et en Sicile, s'étaient efforcés d'empêcher les spéculations usuraires sur les céréales et l’élévation des prix. Mais cette mesure, qui nous
paraitrait aujourd’hui si démocratique, et rallierait tous les suffrages, ne suffisait pas aux exigences des plébéiens qui arrivaient, peu à eu, par des victoires successives, à
déposséder l'aristocratie de ses privilèges politiques et des avantages que lui conféraient ses richesses. G.Gracchus, en 123 avant Jésus-Christ, faisait passer une première loi
frumentaire d'après laquelle le blé ne pouvait plus être vendu qu'à un prix déterminé et très inférieur à celui de revient. un peu plus tard, en l'an 100, une autre loi de L.Apuleius
Saturninus fit de nouveau fléchir les prix. Cette tendance fut encore accusée par la loi de M.Livius Drusus, en l'an 91. Mais ces lois furent abolies par Sylla qui était le chef d'une
réaction patricienne. Ce ne fut qu'n 78 qu'elles furent rétablies. En 73, une cinquième loi, due à l'initiative des consuls Terentius et Cassius, et plus libérale encore que
les précédentes, organisa des distributions payantes de blé au peuple, mais à des prix tout à fait infimes. Enfin,, en l'an 68, la loi Clodia redit entièrement gratuites, au profit de la
plèbe, ces distributions et détermina le nombre de parties prenantes. Ce nombre, qui fut suite d’un recensement, à celui de 150.000. Mais cette réduction ne fut pas de longue durée. Le
nombre des participants continua à s'élever, jusqu'à ce qu'Auguste, en l'an 2, le fit descendre définitivement au chiffre de 200.000 qui se maintint pendant toute la durée de
l'Empire.
Le jeudi prochain : L'Administration de l'Annone chez les Romains (suite)
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